samedi 15 août 2026

MOTO 2 ans de bitume en Europe 2 years of ride with My BMW R1250RT














 Deux ans de bitume, de mauvaise foi et de flat-twin : le bilan garanti sans concession


Attention, spoiler : non, la moto de droite n’est pas toujours prioritaire, le soleil ne brille pas qu’en Italie, et la maréchaussée bavaroise a un sens de l’humour très limité quand on tente un interfile sauvage sur la B500.

Deux ans. Plus de 15 000 bornes gravées sur le compteur, de la boue des bas-côtés cévenols aux pavés lustrés de Palerme, sans oublier les cratères volcaniques des Açores. Un bilan de santé ? Le pneu arrière a morflé, le foie s'en remet à peine, mais l’âme du rouleur, elle, est repue.

Le matériel : de la haute ingénierie au "scoubite" de compétition

Qu’on se le dise : voyager à moto, c'est l'art de caser toute sa vie dans deux valises rigides et un sac étanche. Et quand ça ne suffit plus ? On colle un attelage et une remorque au cul du flat-twin tout neuf. C’est chic, c’est allemand, et ça permet d'embarquer les chaussures de rechange sans faire pleurer madame. Bon, en théorie. Parce qu’en pratique, il faut rééquilibrer le merdier tous les 200 km sur l’A2 pour éviter que le merdier ne louvoie à 125 km/h.

Et quand l'avion refuse nos 23 kg de bavaroise ? On s'adapte, monsieur ! On opte pour la cavalerie lourde de Ponta Delgada : deux monstres de course, des Honda SH 125 affichant 53 000 bornes et un âge canonique. Deux « scoubites » essorés jusqu'à la corde, bloqués sous la barre magique des 3 litres au cent. Autant dire qu'à 12 € le plein par jour, on a foutu une fessée monumentale au pouvoir d'achat tout en atomisant les descentes vertigineuses des ports de pêche.

L'art de la météo et de l'itinéraire (ou la grande poisse motarde)

Un bon itinéraire, c'est simple : trois points sur un GPS et dix mille virages au milieu. Mais la météo, elle, a de la suite dans les idées :

  • La canicule à 40°C dans la vallée du Rhône où chaque feu rouge devient une séance de sauna suédois en combinaison de cuir.

  • L'orage cataclysmique à Laguiole qui te fait passer de 33°C à 19°C en trois secondes chrono, avec option grêlons gros comme des billes qui mitraillent le casque.

  • Le vent du Sud à Valence qui essaye de te catapulter dans le décor avec le charme discret d'un rouleau compresseur.

Mais peu importe. De toute façon, on roule « la truffe au vent », le pied calé sur le carter, en profitant du paysage (quand les visières ne sont pas repeintes par trois couches d'insectes écrasés).

Le tableau de chasse : cols, bouffe et pépites

Sur le papier, on a tout coché. On a usé du pneu sur le carré magique auvergnat (Croix Morand, Croix Robert, Puy Mary), fait chauffer les étriers sur le Sölkpass autrichien, frôlé la neige sur la Cayolle et frimé au sommet du Galibier sous une lumière de fin du monde.

Mais le vrai voyage, c’est aussi :

  1. La culture : Pèlerinage sacré au musée Porsche à Stuttgart pour communier devant la McLaren-TAG F1 de Prost, tout en mangeant un plateau-repas sous le cantilever.

  2. Le folklore local : Se faire choper gentiment par un policier allemand, carnet de souches en main, après avoir remonté une file derrière une Mercedes en feu. Bilan : 15 € d'amende. À ce prix-là, c'est cadeau, ça rembourse à peine le papier !

  3. La haute gastronomie : Du saucisson mangé sur le réservoir à l'alpage du Col de la Biche, jusqu'à la lasagne fumante chez les potes à Bologne, en passant par le bistronomique chic à Laguiole après avoir évité la foudre.

Le mot de la fin

Entre une rapatriement express en avion depuis Brindisi à cause d'une panne mesquine dans le fond des Pouilles et des centaines de bornes d'autoroute « indispensables » pour rentrer poser les roues dans notre chère Vallée de Chevreuse, ces deux ans n'ont pas été de tout repos.

Mais bon... À part un cale-pied qui a raboté le bitume d'un peu trop près, qui aurait vu la différence ? Rien à jeter. On remet ça quand ?

Two Years of Asphalt, Bad Faith, and Flat-Twins: The Unfiltered Breakdown

Spoiler alert: no, the bike on the right doesn't always have right of way, the sun doesn't only shine in Italy, and Bavarian traffic cops have a severely limited sense of humor when you attempt a wild lane-filtering maneuver on the B500.

Two years. Over 15,000 kilometers carved into the odometer—from the muddy verges of the Cévennes to the slick cobblestones of Palermo, not to mention the volcanic craters of the Azores. A quick check-up? The rear tire is shredded, my liver is barely recovering, but the touring soul? Completely nourished.

The Gear: From High Engineering to Competition "Scoobies"

Let's be clear: motorcycle touring is the delicate art of cramming your entire life into two hard panniers and a dry bag. And when that's not enough? You bolt a tow hitch and a trailer onto the back of a brand-new flat-twin. It's classy, it's German, and it means the wife can pack her extra shoes without shedding a tear. Well, in theory. In practice, you end up rebalancing the whole setup every 200 km on the highway just to stop the rig from swaying at 125 km/h.

And when the airline rejects our 23 kg of Bavarian steel? We adapt! We upgrade to the heavy cavalry in Ponta Delgada: two absolute racing beasts... Honda SH 125 scooters boasting 53,000 km and a venerable age. Two "scoobies" pinned to the stop, permanently locked under the magic 3-liter mark per 100 km. With a €12 daily fuel bill, we gave consumer power a proper thrashing while absolutely dominating the dizzying drops to the fishing harbors.

Weather Forecasting & Route Planning (or Pure Biker's Bad Luck)

A good route is simple: three waypoints on the GPS and ten thousand twisties in between. But the weather always has a agenda of its own:

  • The 40°C heatwave in the Rhône Valley, turning every red light into a Swedish sauna in full leathers.

  • The apocalyptic thunderstorm in Laguiole, dropping the temp from 33°C to 19°C in three seconds flat, complete with hail the size of marbles battering your helmet.

  • The southerly gale in Valence, trying to catapult you into the scenery with all the subtle grace of a steamroller.

Doesn't matter. We ride with the wind in our faces, boots resting on the cylinder guards, taking in the scenery (whenever our visors aren't caked in three layers of bug splatter).

The Hall of Fame: Mountain Passes, Feasts, and Pitfalls

On paper, we ticked every box. We wore down rubber on the Auvergne magic square (Croix Morand, Croix Robert, Puy Mary), cooked the brakes on Austria's Sölk Pass, flirted with snow on the Cayolle, and showed off at the top of the Galibier under a dramatic late-afternoon sky.

But the real trip is also about:

  1. Culture: A sacred pilgrimage to the Porsche Museum in Stuttgart to pay homage to Prost's McLaren-TAG F1 car while eating a cafeteria lunch under the cantilever.

  2. Local Folklore: Getting pulled over by a friendly German officer, ticket book in hand, after filtering past a burning Mercedes. Damage: a €15 fine. At that price, it's practically a souvenir!

  3. Fine Dining: From roadside sausage eaten off the fuel tank at the Col de la Biche, to steaming lasagna at our friends' place in Bologna, to a posh bistronomic spot in Laguiole after dodging lightning bolts.

The Bottom Line

Between an emergency flight home from Brindisi after a petty breakdown in the depths of Puglia and hundreds of "unavoidable" highway miles just to get back to our beloved local twisties in the Chevreuse Valley, these two years haven't exactly been a quiet ride.

Then again... apart from a footpeg scraping the tarmac a little too close, who would've noticed the difference? Zero regrets. When are we rolling out again?





samedi 8 août 2026

Transfa 2026 bilan

 










La Transfăgărășan vaut-elle le détour à elle seule ?

Sûrement pas. Enfin... sauf si croiser un ours « sauvage » au bord du bitume fait partie de votre bucket list. Ça y est, nous faisons officiellement partie du club très fermé de ceux qui ont vu l'ours !

Au passage, avis aux amateurs : nourrir les nounours locaux, c’est 3 000 € d’amende. Les gardes forestiers veillent au grain... tout en restant prudemment planqués à 500 mètres des bêtes. Protéger la faune sauvage ou booster le tourisme : le débat fait rage en Roumanie !

Mais alors, le but du voyage est-il le voyage lui-même ?

Vous qui aimez le cambouis, la liberté et l'asphalte, vous connaissez déjà la réponse. Ce raid jusqu'en Roumanie, c’était une sacrée tranche de vie. Un immense merci à mes compagnons de route — ma femme, mon cousin et sa copine — d'avoir signé pour cette folie et de m'avoir suivi aveuglément dans l'aventure.

Comme tout bon roadtrip, ça s'est préparé aux petits oignons. L'expérience des précédents voyages m'a bien servi à ménager des plages de respiration et des itinéraires Bis selon les aléas. Sur le terrain, il a fallu s'adapter, mais entre prudence et brin de réussite, les gros pépins nous ont épargnés.

5 800 km de bécane en deux semaines : rincés ou pas ?

Est-ce que c’est dur ? Pas vraiment, si vous avez le fessier en béton et la capacité de rouler 7 heures par jour sans baisser la garde côté sécurité.

Ça se complique nettement quand le thermomètre s'affole. Ma limite personnelle s'arrête à 33 °C... autant vous dire qu'avec plusieurs après-midi à franchir la barre des 40 °C, c'est devenu limite critique. Il faut la santé pour remonter en selle tous les matins et « repartir au charbon ». Heureusement, j'avais calé deux vraies étapes de repos (aller et retour) avec deux nuits au même hôtel pour réussir à souffler.

Côté itinéraire, la trace a balayé du beau monde : Bavière, Autriche, Hongrie, Roumanie, Slovénie, Italie et Suisse, avant d'achever le périple en apothéose dans le col du Susten.

Honnêtement ? D'un point de vue purement motard, la Hongrie et la Roumanie n'offrent pas un intérêt fou. J'ai quand même pris mon pied à filer comme le vent dans la grande plaine hongroise : une sensation très US Coast-to-Coast, la ruine en moins ! Pour le reste, retour en terrain connu avec les Alpes et leurs cols mythiques : vallées verdoyantes, alpages perchés, parois rocheuses verticales... On ne s'en lasse jamais.

Le bilan technique en chiffres

  • 5 849 km au compteur pour 73 h 15 de roulage. Une moyenne bien tassée ! Pour ceux qui bossent aux 35 heures, ça vous pose direct les heures sup'.

  • 79 km/h de moyenne. Un chiffre élevé qui traduit un rythme appuyé et pas mal de kilomètres avalés sur autoroute pour tenir le timing. Mention spéciale aux 734 km abattus lors de l'ultime journée...

  • Côté mécaniques : La jeunette comme la grand-mère ont encaissé la canicule sans broncher. Bon, la vieille a quand même bu son petit litre d'huile sur la distance, fidèle à sa réputation !

  • Casueltés : Une seule GoPro portée disparue sur une piste vers la Transalpina, zéro panne mécanique. Merci aux révisions rigoureuses, aux pneus neufs et aux plaquettes fraîches installés avant le départ.

  • Côté remorque : Rien à signaler pour une fois ! L'attelage V2 renforcé a encaissé le choc sans faillir, zéro bug électrique, et miracle : les pneus sont intacts après 5 800 km et peuvent encore servir. C'est bien la première fois que je vois un train de gomme sur remorque dépasser le cap des 4 000 km !


    Is the Transfăgărășan worth the detour on its own? Hardly. Well… unless crossing paths with a "wild" bear by the roadside is on your bucket list. That's it, we are officially members of the very exclusive club of people who have seen the bear!

    By the way, fair warning to enthusiasts: feeding the local teddy bears will cost you a €3,000 fine. The forest rangers are keeping a watchful eye... while playing it safe 500 meters away from the animals. Protecting wildlife versus boosting tourism: the debate is raging in Romania!

    So, is the journey itself the true destination?

    For those of you who love grease, freedom, and open asphalt, you already know the answer. This raid all the way to Romania was quite a chapter in life. A huge thank you to my travel companions—my wife, my cousin, and his girlfriend—for signing up for this madness and following me blindly into the adventure.

    Like any good road trip, this one was meticulously planned. Experience from past trips came in handy to carve out time to catch our breath and map out backup routes depending on unexpected twists. On the ground, we had to adapt, but between caution and a touch of luck, we were spared any major trouble.

    5,800 km on the bike in two weeks: rinsed or not?

    Is it tough? Not really, provided you have an iron butt and the ability to ride 7 hours a day without dropping your guard on safety.

    Things get significantly trickier when the thermometer goes haywire. My personal limit caps out at 33°C... so needless to say, with several afternoons breaking the 40°C mark, it got pretty critical. You need to be in serious shape to swing a leg over the saddle every morning and "get back to the grind." Fortunately, I had scheduled two proper rest stops (outbound and return) with two nights at the same hotel to actually catch a breather.

    As for the route, the track covered some real heavyweights: Bavaria, Austria, Hungary, Romania, Slovenia, Italy, and Switzerland, before capping off the journey in style on the Susten Pass.

    Honestly? From a purely biker perspective, Hungary and Romania aren't mind-blowing. Still, I had a blast flying like the wind across the vast Hungarian plain: a very US Coast-to-Coast feel, minus the rust! As for the rest, it was a return to familiar territory with the Alps and their legendary passes: lush green valleys, high alpine pastures, sheer rock faces... You never get tired of it.

    The Technical Breakdown in Numbers

    • 5,849 km on the clock for 73h 15m of riding time. A solid average! For anyone working a 35-hour week, that puts the overtime into perspective.

    • 79 km/h average speed. A high figure that reflects a brisk pace and plenty of highway miles swallowed to stick to the schedule. Special mention to the 734 km crushed on the very last day...

    • Mechanical side: Both the youngster and the old lady handled the heatwave without flinching. Mind you, the old-timer still drank her little liter of oil over the distance, staying true to her reputation!

    • Casualties: Only one GoPro missing in action on a track leading to the Transalpina, zero mechanical breakdowns. Kudos to rigorous servicing, brand-new tires, and fresh brake pads fitted before setting off.

    • Trailer side: Nothing to report for once! The reinforced V2 hitch took the beating without missing a beat, zero electrical glitches, and a miracle: the tires are still intact after 5,800 km and good to go for another round. That’s definitely a first for me seeing a set of trailer rubber cross the 4,000 km mark!














vendredi 7 août 2026

Transfa J14 Sustenpass 20/20



Décidément le Susten pass mérite un 20/20.

Le meilleur col pour finir le voyage.
Maintenant 650 bornes d'autoroute....


jeudi 6 août 2026

Transfa J13 le Swiss tour à l'envers moto col Suisse

Clin d'œil du destin en Suisse !

Amusante coïncidence sur cette journée de route : c'était exactement l'étape du Jour 2 de notre Swiss Tour annuel en cabriolet, mais parcourue... à l'envers ! Et franchement, le résultat est saisissant : faire le tracé en sens inverse donne l'impression de découvrir une toute nouvelle route tout en retrouvant des décors qu'on adore.

On s'est régalé des paysages suisses du début à la fin. Pour les amateurs de beaux cols qui chercheraient de l'inspiration, sortez le carnet de notes : Stelvio, Livigno, Bernina, Saint-Moritz, Maloja, Chiavenna, Splügen, San Bernardino, Lukmanier. Du très lourd !

Mention spéciale pour la montée du Splügen : un sacré morceau, vraiment exigeant avec l'équipage moto + remorque !

Heureusement, le San Bernardino est arrivé juste après en guise de récompense ultime : un enchaînement parfait de virolos qui s'enroulent tout seuls, sur un bitume aussi lisse qu'une crème suisse. Un régal absolu !

lien vers le fichier GPX qui va bien

https://kurviger.com/cloud/routes/shared/J8gT75ShZdMnsrtQOep9

A wink of fate in Switzerland!

Funny coincidence on this riding day: it was the exact same route as Day 2 of our annual convertible Swiss Tour, but done... in reverse! And frankly, the result is striking: running the track in the opposite direction makes it feel like discovering a brand-new road while revisiting landscapes we absolutely love.

We thoroughly enjoyed the Swiss scenery from start to finish. For pass enthusiasts looking for inspiration, get your notebooks out: Stelvio, Livigno, Bernina, Saint-Moritz, Maloja, Chiavenna, Splügen, San Bernardino, Lukmanier. Real heavy hitters!

Special mention for the Splügen climb: a serious piece of road, genuinely demanding with the bike + trailer setup!

Fortunately, the San Bernardino came right after as the ultimate reward: a perfect sequence of twists and turns that sweep along effortlessly, on asphalt as smooth as Swiss cream. Absolute perfection!






mercredi 5 août 2026

Transfa J12 de Gerlos au Stelvio From Gerlos to the Stelvio: the grand junction!

De Gerlos au Stelvio : la grande jonction !

Au briefing d'hier soir, stratégie différente pour tout le monde : aujourd’hui, le groupe se scinde en deux !

D'un côté, la Team « Court Toujours » vise le tracé direct via Innsbruck, le col de Resia et le Val Müstair pour rejoindre le Stelvio. De l'autre, la Team « Longue Route » bifurque pour aller s'offrir le mythique Timmelsjoch (Passo del Rombo).

Au passage la team longue route fait connaissance avec la maréchaussée autrichienne. Un dépassement un peu engagé avec la moto nous vaut une double amende de 2*35 euros. Mais comme d'habitude si on paie de suite ce n'est pas transmis. Heureusement que les policiers ont un terminal de paiement portable.

On repart et là, magie du roadtrip : à 15 h 45 très précises, les deux teams se télescopent par le plus pur des hasards tout au bas du Val Müstair ! Timing parfait, comme si c'était écrit.

Pour fêter ces retrouvailles, on ne fait pas les choses à moitié : fin d'après-midi consacrée à l'ascension des trois faces du Stelvio ! Trafoi (la montée classique et ses lacets), Umbrail Pass et descente vers Bormio. Un vrai festin de virages.

Ce soir, étape au Berghotel Franzenshöhe, idéalement perché au cœur de la montagne pour recharger les batteries !


https://kurviger.com/cloud/routes/shared/gpiSiDrxntJEjqflkDeh

From Gerlos to the Stelvio: the grand junction!

At last night's briefing, a different strategy for everyone: today, the group splits in two!

On one side, Team "Cut to the Chase" aims for the direct route via Innsbruck, the Resia Pass, and Val Müstair to reach the Stelvio. On the other, Team "Long Way Round" detours to take on the legendary Timmelsjoch (Passo del Rombo).

Along the way, the long-route team gets acquainted with the Austrian police. A slightly ambitious overtake on the bike earns us a double fine of €35 each. But as usual, if you pay on the spot, it doesn't get reported. Lucky for us, the officers carried a portable card terminal!

We hit the road again, and then, road trip magic strikes: at 3:45 PM on the dot, both teams cross paths purely by chance right at the bottom of Val Müstair! Perfect timing, as if it were written in the stars.

To celebrate the reunion, we don't do things by halves: late afternoon spent tackling all three faces of the Stelvio! Trafoi (the classic climb with its switchbacks), Umbrail Pass, and the descent down to Bormio. A absolute feast of curves.

Tonight, we're stopping at the Berghotel Franzenshöhe, perfectly perched in the heart of the mountain to recharge our batteries!