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jeudi 14 mai 2015

Lisboa 2.15 : merci à notre fidèle destrier

Merci beaucoup à notre fidèle destrier pour nous avoir mené sur près de 5000 km.
Ramenés au bercail sans incident et sans panne.

Pourtant on la bien fait souffrir sur ce périple aux routes pas toujours bien revêtues et avec parfois un peu de chaleur.

Lisboa J13 : retour maison







C’est le cœur bien gros que ce matin il faut remonter sur la moto. Après tant de belles choses, de magnifiques paysages, de bons moments et de rencontres il nous faut à présent tracer vers Paris. Au programme donc une remontée en tirant sur la carte une ligne droite de Bergerac vers Paris.
Nous rejoindrons dans doute la capitale via l’autoroute en fin d ‘après-midi, car après toutes ces belles routes, je ne me sens pas de traverser les plaines Bauceronnes par les chemins de traverse.

mercredi 13 mai 2015

Lisboa J12 : Bergerac









Après cette petite pause bienvenue sur notre route à Donostian, nous reprenons ce matin la moto. Le voyage touche bientôt à sa fin car nous prévoyons notre étape ce soir en France à Bergerac. Pourvu que la météo soit au rendez-vous car dans l’intervalle j’ai prévu de profiter enfin à moto des routes de l’arrière-pays Basque que j’ai pratiquées plusieurs fois en voiture ou en vélo.  En partant de Donostian ce sont de charmantes petites routes de col qui nous attendent pour nous rendre ensuite dans les plus beaux villages Basques comme Espelette. Après le pays basque la remontée vers Bergerac se fera toujours par l’arrière pays. Il nous faut nous décaler gentiment vers l’est pour éviter à tout prix les Landes et les plaines à pins qui me sont insupportables. Je ne sais pas pour vous, mais moi les Landes ça me fiche le cafard à tous les coups.

Comme hier ce matin la météo est à la brume de mer. Nous quittons San Sebastian par les incroyables infrastructures autoroutières qui s'accrochent à la montagne. J'ai le temps de les admirer puisqu'on se trompe débranchement et qu'on doit s'y reprendre. Le temps également de faire à nouveau le parallèle entre les basques et les Suisses. Ils ont la même manière de vouloir domestiquer la montagne. Que ce soit par les prés vert fluo ou le bétonnage des routes.

Je pensais ravitailler pour le repas en passant par le col qui sépare l'Espagne de la France mais je me suis encore trompé de col. Enfin à moitié, le magasin existe mais il est encore fermé. Nous nous rabattons sur les commerces d' Espelette. Avec l'humidité nous décidons de poursuive un peu pour trouver un endroit pour le pique nique. Finalement nous nous arrêtons à Bidache au bord de L'Adour avec une vue charmante sur le château.

Nous roulons ensuite en  pleine campagne à la recherche d'un café. Nous trouverons satisfaction seulement une fois rendu à Hagetmau.

Nous repartons pour une fin d'après midi qui s'annonce idéalement ensoleillée et vallonnée. Il y a un peu de bosses mais mon itinéraire nous fait passer par de bien jolis coins et villages et évite soigneusement toutes villes et zones industrielles.

La température monte on veut rouler la visière ouverte, erreur ! Un gros insecte vient taper la paupière de la miss et la pique. Je sens qu'elle va finir son étape comme David Casteu. Pourvu qu'elle ne m'attire pas en plus une vache. 

C'est l'occasion de visiter Castelmoro sur le Lot à la recherche d'une pharmacie. Pendant que la miss gère son insecte dans l'oeil j'en profite pour gérer les 10000 autres qui se sont écrasés sur mon pare brise. L'avantage d'avoir une remorque c'est que quelques chiffonnettes  microfibres trouvent facilement leur place. Amusant la fontaine donne encore de l'eau potable. A l'heure des voleurs de marchands d'eau c'est si rare.

L'arrivée sur Bergerac est juste extraordinaire. La lumière de fin d'après midi magnifie la campagne et les vignes. Les pierres des maisons anciennes du centre ville ressortent avec la lumière. 

Nous passons une agréable soirée au river side  
On vous recommande le burger maison au foie gras et aux cèpes.

et la nuit à l'interhotel de Bordeaux plutôt moyen celui ci.






La mer de nuage derrière Donostian
 

Petit arrêt dans le col de Lizarrieta

 

Espelette et ses piments
 
moulin à vent

 

Visite de la pharmacie de Castelmoron sur Lot suite à rencontre avec un insecte.
 
 
Quelque part au sud de Montbazillac

 
Les gabardes


Le burger du River Side.
Notez bien que le steak n'est pas hâché et dessus c'est du foie gras.
 

lundi 11 mai 2015

Lisboa J10 : Donostia












Pour aujourd’hui je n’ai pas réussi à choisir entre mer et montagne. Départ de Gijon arrivée prévue à Donostian. Entre les deux la côte basque espagnole nous tend les bras. Au programme du matin un peu de montagne avec le parc Los Picos de Europa qui part à l’assaut de l’arrière pays, avant de rejoindre l’océan pour le midi en terrasse à Santander. L’après midi sera plus maritime nous allons essayer de longer la côte surtout sur les 80 derniers km avant Donostian.


Ce matin au départ de Gijon la brume de mer est bien présente. Nous quittons la ville par les éternelles 4 voies moches et pleines de radars. mmmpf ça permet de faire chauffer le flat et le pilote. Avantage de la  région c'est que à peine la mer quittée on se retrouve à la montagne. Et ce matin la montagne elle est juste comme j'aime. Avec la brume,  elle fume. 
Ah c'est vert et les etche sont belles  ( bon d'accord les etche c'est plus loin car nous ne sommes pas encore rentrés dans le pays basque ) . D'un coup jeanjean me propose une bifurcation improbable en descente impossible sur la gauche. ? Étonné je la prends tout de même. Quelle bonne idée la route passe devant un grenier typique de la région.  Clic clac photos souvenir et mauvaise idée ou idée à la con de jeanjean on se retrouve dans une monotrace sans bitume en pente. Je patiente le temps de trouver un croisement pour faire demi tour. On repart dans la pente en montée cette fois. La roue arrière cherche de quoi s'accrocher. Après quelques mètres en dérapage ça adhére  enfin et on repart.

Nous évoluerons pour le reste de la journée dans des forêts d'eucalyptus. Quel pied. Vous ai je déjà dit que c'est mon arbre préféré? 
Quelle prestance quelle odeur.
A  mon avis je finirais un jour réincarné en eucalyptus.

Sur le coup de midi nous croisons quelques belles cidrerias dans lesquelles il ferait bon s'arrêter déjeuner. Oui mais voilà nous sommes passés à l'heure espagnole et midi c'est pas la peine d'essayer....

Nous en profitons pour traverser un parc qui me rappelle celui de Zion en Californie ... en encore plus beau. Pour un peu je pourrai m'arrêter là et y rester.

Finalement après avoir salué la guardia civile en sortie de vallée nous finissons à  Santander.  Plus précisément à la plage de El Sardineiro où nous mangerons des sardines grillées ça ne s'invente pas. Surtout que en arrivant la radio jouait easy lover  de Phil Collins.

Encore une fois la sortie de Santander se fait par de l'autoroute urbaine saturée et radarisėe mais bien vite nous voilà parti en exploration de la côte basque entre Santander et san sebastian. Cette fois ce sont officiellement des etche qui trônent dans les prés emplis de pommiers. 

Arrivés à  San Sebastian que nous retrouvons comme une paire de pantoufles. 

Encore une fois la remorque nous permet une belle rencontre. Un couple vient nous questionner. Le meusieur motard a travaillé à Viroflay. Que le monde est petit.

Nous passons ensuite une belle soirée à écumer les bars dans san sebastian. 

Une verre et un pinchos ou un raciones sans chacun d'eux. Demain matin va être difficile. ...