samedi 8 août 2026

Transfa 2026 bilan

 










La Transfăgărășan vaut-elle le détour à elle seule ?

Sûrement pas. Enfin... sauf si croiser un ours « sauvage » au bord du bitume fait partie de votre bucket list. Ça y est, nous faisons officiellement partie du club très fermé de ceux qui ont vu l'ours !

Au passage, avis aux amateurs : nourrir les nounours locaux, c’est 3 000 € d’amende. Les gardes forestiers veillent au grain... tout en restant prudemment planqués à 500 mètres des bêtes. Protéger la faune sauvage ou booster le tourisme : le débat fait rage en Roumanie !

Mais alors, le but du voyage est-il le voyage lui-même ?

Vous qui aimez le cambouis, la liberté et l'asphalte, vous connaissez déjà la réponse. Ce raid jusqu'en Roumanie, c’était une sacrée tranche de vie. Un immense merci à mes compagnons de route — ma femme, mon cousin et sa copine — d'avoir signé pour cette folie et de m'avoir suivi aveuglément dans l'aventure.

Comme tout bon roadtrip, ça s'est préparé aux petits oignons. L'expérience des précédents voyages m'a bien servi à ménager des plages de respiration et des itinéraires Bis selon les aléas. Sur le terrain, il a fallu s'adapter, mais entre prudence et brin de réussite, les gros pépins nous ont épargnés.

5 800 km de bécane en deux semaines : rincés ou pas ?

Est-ce que c’est dur ? Pas vraiment, si vous avez le fessier en béton et la capacité de rouler 7 heures par jour sans baisser la garde côté sécurité.

Ça se complique nettement quand le thermomètre s'affole. Ma limite personnelle s'arrête à 33 °C... autant vous dire qu'avec plusieurs après-midi à franchir la barre des 40 °C, c'est devenu limite critique. Il faut la santé pour remonter en selle tous les matins et « repartir au charbon ». Heureusement, j'avais calé deux vraies étapes de repos (aller et retour) avec deux nuits au même hôtel pour réussir à souffler.

Côté itinéraire, la trace a balayé du beau monde : Bavière, Autriche, Hongrie, Roumanie, Slovénie, Italie et Suisse, avant d'achever le périple en apothéose dans le col du Susten.

Honnêtement ? D'un point de vue purement motard, la Hongrie et la Roumanie n'offrent pas un intérêt fou. J'ai quand même pris mon pied à filer comme le vent dans la grande plaine hongroise : une sensation très US Coast-to-Coast, la ruine en moins ! Pour le reste, retour en terrain connu avec les Alpes et leurs cols mythiques : vallées verdoyantes, alpages perchés, parois rocheuses verticales... On ne s'en lasse jamais.

Le bilan technique en chiffres

  • 5 849 km au compteur pour 73 h 15 de roulage. Une moyenne bien tassée ! Pour ceux qui bossent aux 35 heures, ça vous pose direct les heures sup'.

  • 79 km/h de moyenne. Un chiffre élevé qui traduit un rythme appuyé et pas mal de kilomètres avalés sur autoroute pour tenir le timing. Mention spéciale aux 734 km abattus lors de l'ultime journée...

  • Côté mécaniques : La jeunette comme la grand-mère ont encaissé la canicule sans broncher. Bon, la vieille a quand même bu son petit litre d'huile sur la distance, fidèle à sa réputation !

  • Casueltés : Une seule GoPro portée disparue sur une piste vers la Transalpina, zéro panne mécanique. Merci aux révisions rigoureuses, aux pneus neufs et aux plaquettes fraîches installés avant le départ.

  • Côté remorque : Rien à signaler pour une fois ! L'attelage V2 renforcé a encaissé le choc sans faillir, zéro bug électrique, et miracle : les pneus sont intacts après 5 800 km et peuvent encore servir. C'est bien la première fois que je vois un train de gomme sur remorque dépasser le cap des 4 000 km !














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