lundi 31 août 2026

2026 MARS de Marseille à Marol en moto en passant par l'Ardèche le Vivarait et le Forez

Peu de photos aujourd'hui : trop occupés à rouler, et puis les paysages s'admirent dans le rétro.

On s'extirpe du piège marseillais par l'autoroute — histoire de purger la peine rapidement — avant de retrouver la vraie France au nord d'Orange et son arc de triomphe sur la N7. Traversée du Rhône au niveau du Tricastin et entrée immédiate en Ardèche. On commence par se perdre dans des petites vallées secondaires inconnues au bataillon. C'est bucolique, la vue est sympa, mais la DDE locale a manifestement étalé le goudron à la fourchette : un festival de bosses.

Heureusement, on enchaîne sur la montée vers les plateaux par la route du Cheylard. Là, c'est du billard. Un solide 19/20 au barème motard (je retire un point pour le seul type en conduite accompagnée qui a mis trois bornes à comprendre qu'il fallait se pousser).

Caps au nord vers la Loire pour rejoindre le Vivarais. Pause rapide à Saint-Bonnet-le-Château, perché sur sa colline. Culture générale au passage : c'est le berceau des boules Obut. Pratique pour mesurer l'écart de mes trajectoires au millimètre près.

Dernière ligne droite pour rallier notre étape, le Domaine de Valinches. Et là, c'est le drame : un parking en gravillons de trois mètres de profondeur, taillé sur mesure pour engloutir une béquille. Bilan : une chute à l'arrêt dans les règles de l'art. C'était un test de garde au sol, évidemment.

Puisque je suis par terre à hauteur de pneu, j'en profite pour faire l'état des lieux : bandes de peur éradiquées. Le bitume était d'accord, c'est l'essentiel. 


L'itinéraire en bref : de la Méditerranée aux Monts du Forez Partie du littoral phocéen, cette étape traverse la vallée du Rhône au niveau du Tricastin avant de s'enfoncer dans les paysages sauvages du Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche. La route serpente à travers le Haut-Vivarais par Vernoux et le plateau de Devesset (à plus de 1 000 m d'altitude), offrant de superbes panoramas sur les sucs volcaniques. La bascule vers la Loire mène jusqu'au village de caractère de Saint-Bonnet-le-Château — berceau médiéval de la boule Obut — avant de conclure l'étape au cœur des reliefs boisés du Haut-Forez, au Domaine de Valinches près du village d'artistes de Marols.


jeudi 27 août 2026

2026 MARS la RDGA ou presque Isoard Vars et Allos en moto

Comme toujours, c’est un petit crève-cœur de quitter nos amis briançonnais qui nous ont accueillis pour la soirée. Mais la route nous appelle !

Ce matin, une brume matinale assez inhabituelle habille le Col d’Izoard. Nous le grimpons tout en douceur pour savourer le moment et la beauté du paysage. Cette ambiance mystique nous accompagne jusqu’au Col d’Allos, non sans avoir profité au passage du Col de Vars — toujours aussi idéal pour du "coulé rapide" !

Allos, fidèle à lui-même depuis Barcelonnette, nous offre sa montée étroite, cassante et bien technique. Au sommet, un vent à décorner les bœufs nous pousse à redescendre un peu après La Foux d'Allos pour dénicher un coin sympa où pique-niquer à l'abri.

La suite de la journée nous emmène jouer avec les rives du Verdon du côté de Saint-André-les-Alpes. Quel bonheur : la route est large et le bitume particulièrement consentant. C'est important, le consentement... surtout quand on veut mettre un peu de rythme avec la 1250 RT et sa remorque !

Arrivés à Castellane, le GPS s'enflamme et veut me faire prendre la nationale. Il est fou ! On esquive pour bifurquer vers les petites routes plus techniques du secteur (en passant près du Col des Champs).

Après une courte transition, c'est la magnifique route du camp de Canjuers qui nous accueille en direction de Draguignan. Ici aussi, le bitume est parfait : le Flat-Twin ronfle fort et la cavalerie s'exprime avec bonheur !

Draguignan marque la fin des réjouissances sine curvæ. L’A8 prend le relais pour nous ramener gentiment vers Marseille. Après avoir essayé 20 fois de dénicher des itinéraires alternatifs sympa dans le coin, force est de constater qu’ils sont trop rares ou trop peu roulants. Autant zapper la traversée pénible, enquiller le grand ruban et profiter de l'air !


Tam-tam photo Isoard 

Note touristique & motarde du parcours

De la haute montagne aux calanques : la traversée du Sud par les cols mythiques

Cet itinéraire est une pure pépite pour les amoureux de trajectoires et de grands espaces. Il fait le lien entre l'ambiance haute montagne des Hautes-Alpes et les senteurs de lavande et de pin de la Provence côtière.

  • L’attaque alpine (Briançon, Izoard, Ubaye) : On démarre très fort en altitude. C’est le royaume des lacets serrés, des épingles sur roche nue et des panoramas alpins grandioses. La descente vers l'Ubaye offre un enchaînement de virages fluides et de décors minéraux spectaculaires (Casse Déserte si passage par Izoard). Le bitume y est généralement excellent pour caler ses appuis.

  • La transition par le Haut-Verdon : En bifurquant vers le sud des Alpes-de-Haute-Provence, le tracé s'enfonce dans les gorges et les vallées alpines préservées. La route devient plus intime, serpentant le long du Verdon avant de déboucher sur les hauts plateaux.

  • La traversée du Var & le Pré-Alpes varoises : Passage par les petites routes bosselées et sauvages qui contournent le camp de Canjuers. Changement d'ambiance radical : l'air se réchauffe, la végétation devient méditerranéenne (chênes verts, garrigue) et la route enchaîne les enfilades rapides et les vallonnements typiques du Var.

  • L’arrivée phocéenne : Après avoir traversé la Provence intérieure, l'itinéraire fond sur la Méditerranée pour conclure cette belle journée de roulage à Marseille.


















mercredi 26 août 2026

2026 MARS J2 La RDGA du Leman à Briancon en moto

Après avoir salué nos amis à Fillinges, nous voilà lancés pour une vraie journée de pure moto. Conditions idéales : grand ciel bleu, température parfaite, et la R 1250 RT — même avec sa remorque aux fesses — avale le bitume sans l'ombre d'un effort.

On attaque direct par les grands classiques :

  • Col des Aravis : illuminé par une lumière du matin absolument splendide.

  • Col des Saisies puis traversée du Beaufortain pour franchir le Cormet de Roselend. Un décor toujours aussi grandiose.

L'enchaînement se poursuit avec deux monstres sacrés : l'Iseran puis le Mont-Cenis.

Une fois basculés côté italien dans le Val de Suse, petite comédie habituelle : le GPS s'obstine à vouloir m'envoyer sur l'autoroute. On finit par recaler le guidage pour attaquer la dernière montée vers Claviere, franchir le col de Montgenèvre et retrouver la France.

Une arrivée parfaite à Briançon pour clore une journée de roulage sans faute.


Fox photo roselend 13 et mont cenis 14h

un peu de pub pour Fox Photo au passage allez voir le site si vous passez par là.
Message pour Fox : désolé j'ai déjà des dizaines de photos similaires je comprendrais si vous me demander de la retirer mais je vous laisse tout le crédit ici.







Note touristique motarde

Du Léman à Vauban : la traversée des géants alpins

Ce tracé est une véritable orgie de virages et d'altitude. Il enchaîne les cols mythiques de la haute montagne alpine sur une seule journée de roulage.

  • Le warm-up des Préalpes (Chablais & Aravis) : Le départ met immédiatement en jambe avec les courbes fluides du Chablais. Très vite, on s'attaque au col des Aravis : la route y est étroite, le revêtement nerveux, et le décor s'ouvre sur les alpages avec le mont Blanc en toile de fond.

  • Le chef-d'œuvre du Beaufortain (Roselend) : Après la Saisie, la montée du Cormet de Roselend est un régal absolu pour motards. La route serpente le long du lac turquoise avant de s'élever dans un décor minéral où la qualité du bitume permet de poser de magnifiques appuis.

  • Le sommet de l'étape (L'Iseran) : Après avoir remonté la Tarentaise, l'ascension de l'Iseran (2 764 m) plonge dans une ambiance haute montagne saisissante. L'air se raréfie, les lacets se resserrent et la température chute : un must pour tout amateur de grands cols.

  • Final impérial (Mont-Cenis & Briançonnais) : La descente sur la Haute-Maurienne enchaîne sur le plateau du Mont-Cenis, offrant un tracé rapide et roulant le long du lac. La journée se conclut par une bascule vers le Briançonnais et la vallée de la Clarée, pour poser les béquilles au pied des fortifications de Briançon.















jeudi 20 août 2026

France remorque à moto : enfin la relève !

 

Merci les gars pour votre engagement. 


On a hâte de voir la version finalisée et surtout on a hâte d'avoir quelqu'un proche de la région parisienne qui saurait fabriquer et poser des attelages.




il serait remps car ma remorque roule depuis 2012 maintenant 

https://thebigalptour.blogspot.com/2013/01/une-1200-rt-et-une-remorque.html

samedi 15 août 2026

MOTO 2 ans de bitume en Europe 2 years of ride with My BMW R1250RT














 Deux ans de bitume, de mauvaise foi et de flat-twin : le bilan garanti sans concession


Attention, spoiler : non, la moto de droite n’est pas toujours prioritaire, le soleil ne brille pas qu’en Italie, et la maréchaussée bavaroise a un sens de l’humour très limité quand on tente un interfile sauvage sur la B500.

Deux ans. Plus de 15 000 bornes gravées sur le compteur, de la boue des bas-côtés cévenols aux pavés lustrés de Palerme, sans oublier les cratères volcaniques des Açores. Un bilan de santé ? Le pneu arrière a morflé, le foie s'en remet à peine, mais l’âme du rouleur, elle, est repue.

Le matériel : de la haute ingénierie au "scoubite" de compétition

Qu’on se le dise : voyager à moto, c'est l'art de caser toute sa vie dans deux valises rigides et un sac étanche. Et quand ça ne suffit plus ? On colle un attelage et une remorque au cul du flat-twin tout neuf. C’est chic, c’est allemand, et ça permet d'embarquer les chaussures de rechange sans faire pleurer madame. Bon, en théorie. Parce qu’en pratique, il faut rééquilibrer le merdier tous les 200 km sur l’A2 pour éviter que le merdier ne louvoie à 125 km/h.

Et quand l'avion refuse nos 23 kg de bavaroise ? On s'adapte, monsieur ! On opte pour la cavalerie lourde de Ponta Delgada : deux monstres de course, des Honda SH 125 affichant 53 000 bornes et un âge canonique. Deux « scoubites » essorés jusqu'à la corde, bloqués sous la barre magique des 3 litres au cent. Autant dire qu'à 12 € le plein par jour, on a foutu une fessée monumentale au pouvoir d'achat tout en atomisant les descentes vertigineuses des ports de pêche.

L'art de la météo et de l'itinéraire (ou la grande poisse motarde)

Un bon itinéraire, c'est simple : trois points sur un GPS et dix mille virages au milieu. Mais la météo, elle, a de la suite dans les idées :

  • La canicule à 40°C dans la vallée du Rhône où chaque feu rouge devient une séance de sauna suédois en combinaison de cuir.

  • L'orage cataclysmique à Laguiole qui te fait passer de 33°C à 19°C en trois secondes chrono, avec option grêlons gros comme des billes qui mitraillent le casque.

  • Le vent du Sud à Valence qui essaye de te catapulter dans le décor avec le charme discret d'un rouleau compresseur.

Mais peu importe. De toute façon, on roule « la truffe au vent », le pied calé sur le carter, en profitant du paysage (quand les visières ne sont pas repeintes par trois couches d'insectes écrasés).

Le tableau de chasse : cols, bouffe et pépites

Sur le papier, on a tout coché. On a usé du pneu sur le carré magique auvergnat (Croix Morand, Croix Robert, Puy Mary), fait chauffer les étriers sur le Sölkpass autrichien, frôlé la neige sur la Cayolle et frimé au sommet du Galibier sous une lumière de fin du monde.

Mais le vrai voyage, c’est aussi :

  1. La culture : Pèlerinage sacré au musée Porsche à Stuttgart pour communier devant la McLaren-TAG F1 de Prost, tout en mangeant un plateau-repas sous le cantilever.

  2. Le folklore local : Se faire choper gentiment par un policier allemand, carnet de souches en main, après avoir remonté une file derrière une Mercedes en feu. Bilan : 15 € d'amende. À ce prix-là, c'est cadeau, ça rembourse à peine le papier !

  3. La haute gastronomie : Du saucisson mangé sur le réservoir à l'alpage du Col de la Biche, jusqu'à la lasagne fumante chez les potes à Bologne, en passant par le bistronomique chic à Laguiole après avoir évité la foudre.

Le mot de la fin

Entre une rapatriement express en avion depuis Brindisi à cause d'une panne mesquine dans le fond des Pouilles et des centaines de bornes d'autoroute « indispensables » pour rentrer poser les roues dans notre chère Vallée de Chevreuse, ces deux ans n'ont pas été de tout repos.

Mais bon... À part un cale-pied qui a raboté le bitume d'un peu trop près, qui aurait vu la différence ? Rien à jeter. On remet ça quand ?

Two Years of Asphalt, Bad Faith, and Flat-Twins: The Unfiltered Breakdown

Spoiler alert: no, the bike on the right doesn't always have right of way, the sun doesn't only shine in Italy, and Bavarian traffic cops have a severely limited sense of humor when you attempt a wild lane-filtering maneuver on the B500.

Two years. Over 15,000 kilometers carved into the odometer—from the muddy verges of the Cévennes to the slick cobblestones of Palermo, not to mention the volcanic craters of the Azores. A quick check-up? The rear tire is shredded, my liver is barely recovering, but the touring soul? Completely nourished.

The Gear: From High Engineering to Competition "Scoobies"

Let's be clear: motorcycle touring is the delicate art of cramming your entire life into two hard panniers and a dry bag. And when that's not enough? You bolt a tow hitch and a trailer onto the back of a brand-new flat-twin. It's classy, it's German, and it means the wife can pack her extra shoes without shedding a tear. Well, in theory. In practice, you end up rebalancing the whole setup every 200 km on the highway just to stop the rig from swaying at 125 km/h.

And when the airline rejects our 23 kg of Bavarian steel? We adapt! We upgrade to the heavy cavalry in Ponta Delgada: two absolute racing beasts... Honda SH 125 scooters boasting 53,000 km and a venerable age. Two "scoobies" pinned to the stop, permanently locked under the magic 3-liter mark per 100 km. With a €12 daily fuel bill, we gave consumer power a proper thrashing while absolutely dominating the dizzying drops to the fishing harbors.

Weather Forecasting & Route Planning (or Pure Biker's Bad Luck)

A good route is simple: three waypoints on the GPS and ten thousand twisties in between. But the weather always has a agenda of its own:

  • The 40°C heatwave in the Rhône Valley, turning every red light into a Swedish sauna in full leathers.

  • The apocalyptic thunderstorm in Laguiole, dropping the temp from 33°C to 19°C in three seconds flat, complete with hail the size of marbles battering your helmet.

  • The southerly gale in Valence, trying to catapult you into the scenery with all the subtle grace of a steamroller.

Doesn't matter. We ride with the wind in our faces, boots resting on the cylinder guards, taking in the scenery (whenever our visors aren't caked in three layers of bug splatter).

The Hall of Fame: Mountain Passes, Feasts, and Pitfalls

On paper, we ticked every box. We wore down rubber on the Auvergne magic square (Croix Morand, Croix Robert, Puy Mary), cooked the brakes on Austria's Sölk Pass, flirted with snow on the Cayolle, and showed off at the top of the Galibier under a dramatic late-afternoon sky.

But the real trip is also about:

  1. Culture: A sacred pilgrimage to the Porsche Museum in Stuttgart to pay homage to Prost's McLaren-TAG F1 car while eating a cafeteria lunch under the cantilever.

  2. Local Folklore: Getting pulled over by a friendly German officer, ticket book in hand, after filtering past a burning Mercedes. Damage: a €15 fine. At that price, it's practically a souvenir!

  3. Fine Dining: From roadside sausage eaten off the fuel tank at the Col de la Biche, to steaming lasagna at our friends' place in Bologna, to a posh bistronomic spot in Laguiole after dodging lightning bolts.

The Bottom Line

Between an emergency flight home from Brindisi after a petty breakdown in the depths of Puglia and hundreds of "unavoidable" highway miles just to get back to our beloved local twisties in the Chevreuse Valley, these two years haven't exactly been a quiet ride.

Then again... apart from a footpeg scraping the tarmac a little too close, who would've noticed the difference? Zero regrets. When are we rolling out again?