jeudi 27 août 2026

2026 MARS la RDGA ou presque Isoard Vars et Allos en moto

Comme toujours, c’est un petit crève-cœur de quitter nos amis briançonnais qui nous ont accueillis pour la soirée. Mais la route nous appelle !

Ce matin, une brume matinale assez inhabituelle habille le Col d’Izoard. Nous le grimpons tout en douceur pour savourer le moment et la beauté du paysage. Cette ambiance mystique nous accompagne jusqu’au Col d’Allos, non sans avoir profité au passage du Col de Vars — toujours aussi idéal pour du "coulé rapide" !

Allos, fidèle à lui-même depuis Barcelonnette, nous offre sa montée étroite, cassante et bien technique. Au sommet, un vent à décorner les bœufs nous pousse à redescendre un peu après La Foux d'Allos pour dénicher un coin sympa où pique-niquer à l'abri.

La suite de la journée nous emmène jouer avec les rives du Verdon du côté de Saint-André-les-Alpes. Quel bonheur : la route est large et le bitume particulièrement consentant. C'est important, le consentement... surtout quand on veut mettre un peu de rythme avec la 1250 RT et sa remorque !

Arrivés à Castellane, le GPS s'enflamme et veut me faire prendre la nationale. Il est fou ! On esquive pour bifurquer vers les petites routes plus techniques du secteur (en passant près du Col des Champs).

Après une courte transition, c'est la magnifique route du camp de Canjuers qui nous accueille en direction de Draguignan. Ici aussi, le bitume est parfait : le Flat-Twin ronfle fort et la cavalerie s'exprime avec bonheur !

Draguignan marque la fin des réjouissances sine curvæ. L’A8 prend le relais pour nous ramener gentiment vers Marseille. Après avoir essayé 20 fois de dénicher des itinéraires alternatifs sympa dans le coin, force est de constater qu’ils sont trop rares ou trop peu roulants. Autant zapper la traversée pénible, enquiller le grand ruban et profiter de l'air !


Tam-tam photo Isoard 

Note touristique & motarde du parcours

De la haute montagne aux calanques : la traversée du Sud par les cols mythiques

Cet itinéraire est une pure pépite pour les amoureux de trajectoires et de grands espaces. Il fait le lien entre l'ambiance haute montagne des Hautes-Alpes et les senteurs de lavande et de pin de la Provence côtière.

  • L’attaque alpine (Briançon, Izoard, Ubaye) : On démarre très fort en altitude. C’est le royaume des lacets serrés, des épingles sur roche nue et des panoramas alpins grandioses. La descente vers l'Ubaye offre un enchaînement de virages fluides et de décors minéraux spectaculaires (Casse Déserte si passage par Izoard). Le bitume y est généralement excellent pour caler ses appuis.

  • La transition par le Haut-Verdon : En bifurquant vers le sud des Alpes-de-Haute-Provence, le tracé s'enfonce dans les gorges et les vallées alpines préservées. La route devient plus intime, serpentant le long du Verdon avant de déboucher sur les hauts plateaux.

  • La traversée du Var & le Pré-Alpes varoises : Passage par les petites routes bosselées et sauvages qui contournent le camp de Canjuers. Changement d'ambiance radical : l'air se réchauffe, la végétation devient méditerranéenne (chênes verts, garrigue) et la route enchaîne les enfilades rapides et les vallonnements typiques du Var.

  • L’arrivée phocéenne : Après avoir traversé la Provence intérieure, l'itinéraire fond sur la Méditerranée pour conclure cette belle journée de roulage à Marseille.


















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