mardi 5 mai 2015

Lisboa 2.15 J4 : Salamanca








Le vent a soufflé super fort toute la nuit. Si fort qu'on entendait les tuiles se soulever par moment. J'ai craint de trouver la moto par terre au réveil. Mais bon les 280 kg bavarois valent plus que le souffle espagnol.


Au programme ce jour, la traversée de l'Espagne pour rejoindre Salamanca. On commencera par un parc naturel puis nous suivront ensuite les plaines espagnoles finir la journée à Salamanca.


La météo est bonne au matin et le vent est tombé comme quelques arbres supplémentaires. Le paysage autour de San Millian est magnifique un peu comme en Toscane avec des petits vallons plantés en petites parcelles qui alternent blé, oliviers ou autres cultures. 

Nous entrons ensuite dans une belle partie de montagne. La route est large et parfaitement revêtue. Il faut par slalomer entre les branches et les pierres. Puis sur une bifurcation la route passe en monotrace et le paysage se fait sauvage. Nous enchainons les défilés et les routes en corniche. Nous sommes dansune zone d'élevage. Nous croiserons sur la route chèvres,  moutons, vaches il ne manquait que les cochons pour se croire en Corse. 

En quittant la montagne nous retrouvons des cigognes partout.  Il y a un peu de vent aujourd'hui de quoi admirer leurs qualités de pilotes. Nous enchainons de charmantes petites routes dans des plaines vallonnées et agricoles sans jamais croiser âme qui vive. Parfois 10 km entre deux croisement ou village. Je profite à fond du ronron de la bmw.

Pause ce midi dans un petit restaurant typique de village espagnol. On se casse le bide de bonnes choses fraîchement cuisinées pour 19 euros par personnes. 2 bières et 2 cafés inclus. Cool


Le roulage se l'après midi commence par 90 km de bonheur sur une route jolie et roulante jusque Valladolid. Puis une heure de purge sur autoroute pour rejoindre au plus vite Salamandre.

Ibis Salamanca :
Nous rejoingnons l'Ibis Slamanca. Nous l'avions choisi car pour le prix proposé, l'emplacement semble à quelques encablures seulement du centre  tout en sachant qu'il sera possible demain matin de profiter d'un excellent petit déjeuner.

ah les vieilles villes universitaires européennes réservent toujours de belles surprises. Salamanque vaudrait le voyage à elle seule. Quelle magnificence de l'université comme de la cathédrale. En même temps elle vous plongera au coeur de l'Espagne. Ici ce n'est pas Madrid ou Barcelone on est au coeur du pays. Si européenne par son centre historique  et si hispanique par sa population  à la fois.
Ne pas manquer l'heure du bordel dans la rue du côté de la plata major.


lundi 4 mai 2015

Lisboa 2.15 J3 : San Millian : premier contact avec l'Espagne











En préparant le voyage j’avais imaginé pouvoir traverser les Pyrénées comme qui rigole. Mais les conditions climatiques en ont décidé autrement. Théoriquement nous aurions pu enchainer le Soulors, L’Aubisque puis le Pourtalet. Mais je sais depuis la semaine passée que la liaison entre le col du Soulors et le col de l’Aubisque n’ouvrira que mi/fin mai. Nous allons donc nous rabattre sur un Aubisque Pourtalet après avoir évité le Soulors en redécendant dans la vallée.

Le moins qu'on puisse dire c'est que nous n'avons pas perdu au change. A la place du Soulors nous somme passés par le col des spandelles. Une superbe balade montagnarde sur une petite route mono trace  de plus de 25 km. Au col deux jolies surprises nous attendaient. D'abord une belle congère de neige. Deux semaines plus tôt et nous ne passions sans doute pas. La deuxième surprise nous a été offerte par le ciel qui s'est ouvert sur un arc en ciel à notre passage.
En tout et pour tout sur la zone nous avons croisé peut être deux véhicules en 40 km.

Nous avons ensuite attaqué la montée du Pourtalet. Nous gagnons rapidement les alpages. La grande montagne est belle mais encore sévère début mai. Nous ne nous attarderons pas au col il y souffle un vent à décorner les boeufs. A plusieurs reprises j'ai failli perdre l'équilibre sur la fin de la montée  et sur le parking le vent a presque renversé la moto de sa béquille. Il bruine un peu côté espagnol alors que depuis le matin le temps est au beau côté français. Heureusement cela passe bien vite.

Nous avons alors enchaîné quelques spéciales de rallye dans les vallées pré pyrénéenes. De la bosse de la bosse sur des dizaines de kilomètres je suis content de ne pas avoir cassé de matériel. De quoi aussi ré découvrir la loi de la gravité qui donne de la vitesse et de la force à celles de l'hydraulique. En bref nous aurons suivi sur plus de 50 km le cours du Rio Gallego. Nous déjeunons de notre panier repas fournit par l'hôtel au bord d'un pont remarquable du treizième siècles. A l'époque ils construisaient costaud et il a résisté à la fureur du Rio. Pas comme hier où nous avons vu une maison entraînée par le gave de Pau.

Dans l'après midi viennent les grandes plaines de la rioja. On se croit  parfois dans les plaines américaines. Belles routes et personnes  on rattrape le temps perdu dans les spéciales mal revêtues du matin. Les bodegas de rioja rappellent aussi les winery Californiennes.

En arrivant sur la zone de San millian un premier signe avant coureur de la galère à venir. De La vitesse du vent ou de la taille de l'arbre cette Année qui était trop ambitieuse ? Voilà notre arbre à terre et la route barrée. Heureusement plusieurs routes mènent à San Millian. Arrivés sur place nous constatons que le point gps donné pour notre Hostal ne mène nul part.  Le village est en pente les ruelles étroites et nous voici en exploration sur des chemins improbables et toujours ce putain de vent qui déséquilibre la moto dans les demis tours. Comme si la remorque et les pentes n'étaient pas assez difficiles. A manquer 10 fois de me casser la binette je craque. Mode panique. Heureusement ma miss est là pour le soutien moral. .. et pour aider à la manoeuvre.

Enfin nous trouvons l'hostal.  Sympa mais pas moyen de manger sur place alors que c'était un critère du choix.
En plus on nous annonce en espagnol car pas de français ou d'anglais que le petit déjeuner est à 9h seulement. Grrrr

Finalement le dîner que nous prendrons au camping de Berceo le village voisin fût une merveille. Fraicheur et cuisine minute. Surtout un petit prix espagnol comme on aime. 


dimanche 3 mai 2015

Lisboa 2.15 J2 : Pyrénées










Planning du jour rejoindre les Pyrénées. Si hier nous avions accepté de faire un peu d’autoroute, aujourd’hui il en est hors de question. L’étape est suffisamment bien dimensionnée pour que nous puissions en profiter tout du long. En fonction de l’heure d’arrivée nous irons ou pas visiter le cirque de Gavarnie. A suivre en fonction de notre avancement du jour  …. Et de la météo surtout.

Ce matin c'est parfait il a plu jusqu'à la fin de la nuit mais maintenant c'est sec. Motardement parlant la route de ce matin vaut un bon 16/20. Nous en filons 150 km de routes viroleuses et vallonnées juste ce qu'il faut. Dordogne, Lot, Lot et Garonne tantôt dans la vallée tantôt sur la crête. Le paysage commence par la forêt du Périgord puis évolue vers une végétation plus typée Sud. Les cultures à cette époque et en particulier les céréales blé et orge sont douces et verdoyante. 
On est pas bien là sur l'angle dans le gras du couplé ? Euh pardon sur l'angle de la boîte dans  le gras du confit  ?

Petite alerte en traversant Condom un gros bruit en provenance de la remorque!  Ça sent la crevaison. Mais après arrêt et inspection il n'y a rien à signaler. Sans doute une branche dans la roue.

Attiré par mes souvenirs d'interville j'avais repéré  Vic Fezansac comme étape potentielle pour le midi. Car nous sommes dimanche et en pleine campagne il sera difficile de trouver à manger car tous les commerces sont fermés. Mais Vic à vécu et la place est bien triste. Nous préférons poursuivre notre chemin pour arriver à l'Auberge des anges à côté du moulin de Riguepeu. 
C'est délicieusement surannée.  Attention toutefois si vous souhaitez y faire étape le couple qui tient l'auberge est fort âgé et sans doute en recherche de repreneur....


Il faisait frais dans l'auberge mais en sortant ouch le four. Certes il ne fait que 23 mais nous avons tout l'équipement moto. Vite nous faisons une pause pour alléger la tenue. Puis c'est encore un petit bonheur motard qui nous attend. Que c'est bon ces itinéraires délaissés on enchaine des séquences de 15 ou 20 km entre 2 villes ou deux changements de direction Souvent pour prendre la vallée ou la crête suivante. Sans voir le temps passer à jouer ainsi du paysage nous rejoignons les Pyrénées. Un arrêt essence à Lanemezan j'en profite pour discuter météo. Comme moi les locaux ne croient pas aux prévisions d'orage. Il est 15 heures  et le ciel est voilé l'activité va s'éteindre d'elle même. Nous essuyons quelques gouttes dans la montagne en rejoignant la vallée de Argeles Gazost. La météo tient, c'est décidé nous allongerons   notre journée de 80 km afin de pousser jusqu'au cirque de Gavarnie. Enfin nous le voyons. Tant de fois dans les Pyrénées et nous n'avions pas encore pu le voir. C'est chose faite.
Les jonquilles sont en fleur dans le pré.  Hop c'est dans boîte. 
Arrivés à l'hôtel de Picors un groupe d'une vingtaine de moto est en plein check in. Ils ont intérêt à assurer avec le stock de pression.