jeudi 8 août 2019

BelAlp 2019 J9 des Dolomites au Stelvio




Ah que la météo est farceuse dans les Dolomites voilà que ce matin il fait grand beau. Sans doute pour nous donner envie de revenir tenter le piz Boe une autre fois ?

Mais je comprends mieux quand sur le parking de l'hôtel un quidam m'interpelle. Il est français, breton et météorologue. Voilà 24 ans qu'il vit ici depuis que méteo France l'avait envoyé former les météorologues italiens à la météo montagne. Je tiens en tout cas un expert de premier choix pour me parler de la tempête du 28 octobre 2018. Des vents mesurés à 217 km ont fait 14 millions de victimes chez les arbres et 3 chez les grands singes. Il a plu en 2 jours ce qui tombe en 6 mois à Paris
Voilà qui explique les paysages désolés que nous avons rencontrés et que je n'ai d'ailleurs pas eu envie de photographier.

Ce matin dans Fedaia je préfère prendre en photo le lac et la Marmolada.

Nous naviguons ensuite gentiment de vallées en petits cols pour rejoindre la grande vallée de l'Adige qui relie Trento à Bolzano. Nous déjeunons sur un parking en terrasse qui nous offre une vie magnifique sur cette vallée fertile où le raisin le dispute à la pomme.

En descendant gros coup de chaud la température monte à 29.5. Il est temps de remonter mais le col de Tonnale de ce côté se fait attendre longtemps (moins que l'an dernier soit dit en passant, nous avions passé plus de 30 min bloqués su place tant que les secours interviennent sur un accident de la route). C'est plus de 25 km d'une espèce de rampe continue et pas très jolie car c'est une grosse route. Heureusement le finale avec vue sur les glaciers est plus sympa. Par contre au sommet on arrive dans une grosse ville. Il y a même des espèces de trucs qui ressemblent à des Barres HLM.

On descend à Ponte di Legno et on bifurque vers le col de Gavia. Alors on en a fait des cols mais celui ci est vraiment difficile et la route très étroite. En fait j'en chie car lors de mon dernier plein j'ai récupéré de l'essence de mauvaise qualité et la moto chauffe cilquette et manque de caler à chaque démarrage en côte. A Santa Catarina en bas du gavia.... route bloquée. Visiblement des effondrements nécessitant un gros chantier. Alors 1. ils auraient pu prévenir plus tôt. ( bon d'accord c'était indiqué sur les panneaux mais en italien et en tout petit. 2. je fais quoi moi ?
Il faut revenir en arrière par le Gavia et donc se retaper la route. Puis changer de vallée pour rejoindre Bormio. Au moins 1h30 de détour alors que Bormio était à moins de 7 km
..

Enfin d'une contrainte nait une belle opportunité. Nous voyons sur la carte qu'il y a une possibilité de couper via le col de Mortirolo. Bonne pioche c'est génial. Une jolie monotrace dans la forêt puis les alpages et une vue fantastique dans la descente qui est bien bien raide.

Nous joignons finalement Bormio. En refaisant le plein (enfin) nous discutons avec un motard allemand de Hanovre intéressé par la remorque. Il passe la semaine ici avec son fils et leurs motos.

Puis c'est la montée vers le Stelvio. Cela fait bien longtemps que je ne suis pas monté par Bormio et je n'en avais pas forcément un bon souvenir. A se demander pourquoi tant la partie haute est belle et rythmée.

Nous nous posons exténués au Perego où Vittorio et sa sœur nous font un accueil toujours aussi chaleureux.


























mercredi 7 août 2019

BelAlp 2019 J8 merveilles des Dolomites





























La météo incertaine ce matin. Nous aurions aimé monter au Piz Boe via le téléphérique du Pordoi, mais hier soir la météo annonçait de la pluie toute la journée. Sauf que ce matin au réveil il fait beau.

Bon on décide de tenter la montée en téléphérique depuis le pordoi. De là il faut une bonne heure à pied pour monter au Piz Boe. Soit 2h ar. En arrivant sur place on voit qu'on n'aura pas cette fenêtre de 2h. Pas grave on profite au moins de la vue sur le toit du pordoi.

Soudain  un gars essaie de mettre en vol son drone un DJI. Oui mais nous sommes à  presque 3000m soit à mon avis hors de la fenêtre de vol. Il décolle mais manque de puissance pour manœuvrer. Il a failli le perdre dans la falaise. C'est passé à 2 doigts. Son pote qui l'accompagne n'est pas dupe et pousse de grand rire pour le charrier.

Le gras mouillé arrivant là haut et rendant désagréable notre contemplation nous descendons pour reprendre la moto. Finalement la pluie ne vient pas et nous profitons à fond du Sella et du Gardenia avant de nous arrêter faire une pause déjeuner en terrasse svp. Pas de pique nique ce midi nous avions décidé de gérer à vue en fonction de la météo.

Nous continuons le tour magique des Dolomites pour nous arrêter au musée de la grande guerre situé au col de Valporna. Toujours émouvant de voir tous ces objets et ces images centenaires. Et de voir aussi quelle énergie ont pu mettre les hommes de cette époque pour se foutre à la gueule.
En ces temps politiques incertains où les uns et les autres s'interrogent sur l'utilité de l'union européenne, j'invite tous ceux qui doutent à visiter ce genre d'endroit.

Un petit tour de moto pour finir l'après-midi. Le Giau puis nous décidons de filer vers la Marmolada et le col de Fedaia. La montée comme la descente du Pordoi toujours aussi ludique pour finir en apothéose.


















mardi 6 août 2019

BelAlp J7 du nouveau en direction des Dolomites

Après un grand classico il fallait un peu de nouveauté. Les autres fois au départ de Malta nous prenions la direction de la Slovènie. Mais cette fois point de Slovénie nous allons rouler directement vers les Dolomites sur un cap vers l'ouest.
On commence donc la matinée par attendre 15 min au feu dans la descente de Malta. Et oui la route est à sens unique alterné. A Gmund nous sommes attirés par le Porsche Museum mais il est petit tout petit. Rien que nous ne connaîtrions déjà. Autant passer notre chemin

Ensuite on file cap à l'ouest sur environ 130 km de belles vallées. Les villages sont propres et bien rangés les maisons énormes et colorées on est assez proche de notre Alsace natale.

Nous quittons alors l'Autriche via le Plocken pass. Le côté italien ressemble beaucoup au Spluggen Pass avec une route en corniche et des épingles dans des tunnels.

Nous pique niquons au pied du Plocken Pass interloqués par le monument aux morts italiens datant de la première guerre mondiale. Les soldats italiens morts accueillent ici les touristes autrichiens descendant du col ?

Nous repartons mais visiblement les précipitations ont fait de gros dégâts cette année. Un pont que je devais emprunter est écroulé. Je me dis pas que ce n'est pas grave, je n'ai qu'à continuer et je prendrais le suivant. Le gps me conforte dans le choix en semblant avoir recalculé une alternative.
Nous montons dur direction monte Crostis. De 900 m nous passons rapidement à 1100 m. Puis la route rétrécit en abordant la forêt. C'est une monotrace qui grimpe grimpe vers le nuage et la pluie. Nous atteignons 1800 m et croisons 3 trails KTM ce qui aurait pu me mettre la puce à l'oreille. Quelques centaines de mètres plus loin le col et .... plus de bitume. Pourtant  le gps m'invite à poursuivre sur 15km.

Bon là faut pas déconner la RT, les pneus route, la remorque et la pluie. Game over ! On fait demi tour (non sans mal sur un chemin en caillasse de 2 m de large à flanc de prairie) et on redescend. Au passage on croise un couple hollandais avec une RT des années 90 et je les enjoint à rebrousser chemin. C'est une heure de perdue mais elle était bien ludique. Par contre la pluie semble s'installer durablement.

Finalement il suffisait de chercher le pont dans l'autre direction sur 400 m pour reprendre la route. A mesure que nous roulons vers Cortina de Ampezzo la pluie s'intensifie. L'orage gronde avec éclairs et compagnie.

Mais au passo di Giau après Cortina une accalmie me permet de faire une photo. Avant de reprendre de plus belle en arrivant à Arraba où nous retrouvons notre base habituelle à l'hôtel Olympia.