mercredi 1 mai 2019

Sicilia 2.19 J3 débarquement en Sicile


Une bonne grasse matinée sur le bateau voici ce qui nous attendait ce matin. Elle a fait du bien car ces dernières semaines j'ai accumulé beaucoup de fatigue avec mes voyages pro. Mais également car la nuit à été plutôt agitée. Le bateau a pas mal bougé. J'espère que ça va bien du côté de la soute et que la moto n'a pas trop souffert. Comme toujours avec Corsica ferry on a laissé la moto contre la paroi avec une simple cordelette pour la maintenir. Bon normalement la grosse mémère sur la latérale est assez stable d'autant que la remorque lui donne un point d'appui en plus.

Finalement tout allait bien en soute et nous sortons sans encombre de Trappani.  En revanche mauvais pioche pour la route. Je voulais éviter Palerme par son sud pour rejoindre Cefalu. Ça semblait possible par la montagne mais les routes sont impraticables. Horrible même en roulant à moins de 50 km/h c'est défoncé au point que je stresse en permanence de casser du matériel. On évite un id d'autruche une fois, deux fois éventuellement trois fois mais à la quatrième….. En plus ils doivent avoir un problème avec les poubelles par ici car à plein d'endroits on retrouve celles ci sur la route. Visiblement les gens passent en voiture et jettent leurs ordures. Une aussi belle nature et de la crasse aussi invraisemblable nous avons vraiment une sensation bizarre.
Le premier contact avec la Sicile n'est pas exactement ce à quoi nous nous attendions.

Nous décidons alors de rejoindre au  plus rapide Cefalu ce qui par l'autoroute nous ramène à Palerme que je voulais éviter grrr. Et puis nous roulons vers Cefalu. A la sortie de l'autoroute nous passons 20 minutes au péage. En fait il est complètement saturé et il faut plus 3 min par voiture. Grrr.
Puis c'est la traversée de Cefalu complètement bouchée. Plus de 5 km à se faufiler entre des voitures qui ne se poussent pas pour les motards.
On aurait mieux fait de poursuivre notre route sur l'autoroute pour revenir ensuite sur nos pas.

Pour couronner le tout, en arrivant à l'hôtel je m'aperçois que j'ai cassé du matériel sur les routes défoncées. La prise de la remorque pend lamentablement. Le support est cassé. Heureusement avec le retex des précédents voyages  j'avais pris soin de sécuriser l'ensemble avec un fil de fer.

Comme souvent la panne va être un révélateur de rencontres extraordinaires. En questionnant le réceptionniste de l'hôtel sur la possibilité de trouver un poste à souder il me dit que sa formation et son métier c'est le métal. Il a un poste à souder et est OK pour faire la réparation. On prend rendez vous pour le lendemain matin. Finalement 10 min plus tard son père m'appelle dans la chambre pour me dire qu'il vaut mieux réparer de suite.

En arrivant à la moto je comprends que son père et patron de l'hôtel à pris les choses en main. Dépanner le client devient la priorité de la famille. On s'y est tous mis et 30 minutes plus tard j'avais une pièce mieux soudée qu'à l'origine alors que de mon côté je gérais le démontage et remontage des pièces de la moto.

Bravo et merci à l'équipe du Blue Bay un endroit extraordinaire.
Impossible de payer pour la réparation effectuée la seule chose qu'il a accepté est que ce soit moi qui paie les bières.

Réconciliés avec les Siciliens c'est sur les conseils du frère que nous sommes partis dîner à Cefalu. Des spaghettis à la bacalau. Avec une sauce blanche couronnée et de la poutargue. Une merveille sublimée par la lumière incroyable de coucher de soleil à notre arrivée en ville.

































mardi 30 avril 2019

Sicilia 2.19 J2 du Massif Central vers Toulon

Ce matin au Chambon sur Lignon, le ciel est gris et il fait 7 degrés mais ce n'est que l'humidité matinale et ça devrait vite passer. Nous nous attardons donc un peu au petit déjeuner. Il faut dire que notre hôtel le Bel Horizon propose un petit déjeuner qui certes n'est pas donné mais qui est excellent. On peut même se cuisine des crêpes.

Nous prenons le départ finalement vers 9h15. De saint Agrève au Cheyslard la route est un enchaînement de rêve. C 'est la vallée du bijou et en effet on y enfile les virages comme on y enfile les perles. Nous avons déjà fait à de nombreuses reprises cette route. Quelques fois sous la pluie. Cette fois ce sera le soleil. Mais ça ne rend pas la partie plus facile pour autant. Nous roulons ce matin avec le soleil de face et en montagne ça veut dire qu'il faut gérer le fort contraste jour/nuit en fonction qu'il soit caché ou non par un arbre ou un virage.

Après Cheyslard nous bifurquons à droite vers le col du moulin à vent qui commande le passage vers Privas. A bon rythme dans la montée nous recollons à la voiture des gendarmes qui est elle coincée derrière un camion. Désolé messieurs dames les gendarmes mais nous, nous pouvons doubler, on passe.

Nous traversons le Rhône à Donzère. Il y a un vent du nord qui souffle en rafale. Le pont bouge tellement que je crains que la moto ne tienne pas sûr sa béquille. Autant dire que pour enlever les gants afin de prendre la photo je me suis pris avec de grandes précautions pour ne pas les envoyer dans le Rhône.

Nous déjeunons à Suze la Rousse dans un endroit un peu abrité du vent qui souffle fort. Puis nous faisons route vers le Mont Ventoux. Mais cette année encore il nous échappe. Le col n'est pas ouvert.On peu uniquement monter que jusqu'au mont serein. Ça ne vaut pas la peine et surtout ça ferait perdre une demi heure que je préfère garder pour gérer les aléas si besoin plus tard car nous avons un bateau à prendre.

La route repart de Bedouin au pied du Ventoux mais ce n'est pas un endroit que j'apprécie beaucoup, la nature est ici austère et il y a bien trop de bosses. Nous poursuivons jusqu'à Apt puis c'est direction Aix en Provence via le Luberon. Dans cette zone tant la route que les paysages sont somptueux et le roulage y est bien plaisant.

Comme finalement nous sommes largement à l'heure voir en avance, nous pouvons éviter  le final via l'autoroute afin de passer par le Castellet puis les gorges d'Ollioules. Mais pas de chance â l'approche de Toulon nous perdons 15 minutes dans les bouchons. Au final nous serons à l'heure pour embarquer.

Nous faisons un dernier plein en France car en Italie ce sera plus cher et nous rejoignons le port de Toulon pour attendre notre embarquement. Comme on connait bien le mode de fonctionnement du ferry je profite de la station service pour faire également le plein de bière fraiche. De cette manière nous pourrons aller admirer le départ depuis Toulon sur les ponts extérieurs du bateau avec un apéro.


















lundi 29 avril 2019

Sicilia 2.19 J1 dur dur




Dur dur ce départ en vacances. La semaine passée j'étais à Los Angeles pour le boulot. Une bien belle semaine mais aujourd'hui je le paie cash ! La fatigue du voyage, le décalage horaire je prends tout dans la gueule.

Enfin, tant bien que mal nous nous extirpons de la région parisienne. Un coup d'autoroute jusque Vierzon pour se projeter un peu car nous avons 500 km à faire pour rejoindre Chambon sur Lignon. C'est la route classique de tous les Corsica. Nous sommes en terrain connu. Nous savons que nous pouvons manger au chaud à la Chatre et nous faisons ainsi une première entorse au rituel du pique nique de midi.

L'après-midi après la Chatre commence par une partie de Creuse.
C'est chouette la Creuse. Vallonné, verdoyant, viroleux. Juste motardemment bien.
Puis la route grimpe sur le plateau auvergnat et elle débouche sur une belle vue sur le massif du Sancy.

Puis tout un coup c'est le puits de Dôme que nous avons en visuel. Nous cherchons un endroit où faire une belle photo, mais ce n'est pas simple. Soit il n'y a pas la place, soit il n'y a pas de soleil.
Nous le dépassons par son ouest pour rejoindre Issoire.

La traversée d'Issoire est toujours une chienli mais on l'accepte d'autant mieux quand on sait ce qui arrive. De Issoire à Chambon sur Lignon en passant par Arlanc et Yssingeau c'est une route parfaite. Large bien revêtue et avec de belles courbes. C'est 150 km de gaz en grand et d'angle maxi. Alors si en plus comme aujourd'hui la météo est clémente c'est avec une belle lumière dans le dos qui nous permet d'admirer ce paysage austère de montagne, c'est le pied.

Mais l'étape est longue. Très longue. 500 km en partant à 9h et en faisant une bonne pause de 1h15 le midi nous sommes arrivés à 19h20. 
Heureusement demain elle sera plus raisonnable.

dimanche 7 avril 2019

Les copains du club

Ce samedi nous reprenons avec un immense plaisir contact avec les copains du club moto O2.
Direction de la ballade la visite de la manufacture BOHIN. Si ça ne parle pas forcément aux motard ça parlera en revanche plus aux couturières puisqu'il s'agit d'une fabrique d'aiguilles à coudre.
Un objet qui semble très simple mais en même temps très précis. Et il ne faut pas moins de 25 étapes dans le processus de fabrication qui dure 2 mois. Au passage nous visitons une exposition de patchwork étonnante.

Oubliez les napperons, on est plutôt dans la une visite d'un musée d'art moderne.

Le roulage se fait au départ et au retour dans le Vexin avec une direction plein ouest vers la Basse Normandie et la ville de l'Aigle. Rouler en ballade avec Fabrice au commande c'est l'assurance d'une journée parfaite. Il passe les courtes journées et les longues soirées d'hiver à faire des repérages sur le terrain et des préparations minutieusement ... minutées. Les points essence, pipi, café sont prévus dans la trace GPS et les parkings permettent toujours d'accueillir en sécurité le groupe moto. Nous n'aurons à déplorer qu'une légère chute sans gravité due à une perte d'équilibre à l'arrêt lors d'un arrêt essence. Tout le groupe redresse la moto et remonte le moral à notre infortuné camarade. Une bonne tape réconfortante sur l'épaule et ça repart.

C'est assez amusant de voir que petit à petit ce club moto né de la passion de collègues de bureau glisse doucement vers un groupe où les jeunes retraités deviennent presque majoritaires. Souvent c'est le cas de la moto comme des voitures plaisirs qui n'offrent que 2 places. Les parents soit entre les moins de 30 ans et les retraités ont un peu de mal à pratiquer.

Peut être retraités du boulot les gars et les filles, mais pas retirés des affaires de la moto. C'est poignée dans le coin que nous avons commencé la saison des ballades.
:o)




















mercredi 20 mars 2019

Metzler Roadtec 01 crevaison 1700 km donc 59700 AV remplacé par Metzler Roadtec 01


Oh punaise le truc qui énerve.

Ce matin sur la N12 je grenouille en inter file comme tous les matins, puis je ne sais pas j'ai comme une alerte, un truc bizarre. Je baisse les yeux sur le tableau de bord de la moto qui lui se prend pour un sapin de Noël. Ca clignote rouge avec une alerte pneu.
En effet je suis passé à 2 bars au lieu des 2.6 habituels.
La direction commence à s'alourdir.
Je vois que je ne perd que 0.1 bars toutes les 2 minutes.
Il me reste environ 10 minutes à rouler pour arriver à la concession.
Je décide donc de tenter d'y arriver plutôt que de m'arrêter en situation inconfortable et dangeureuse sur la BAU.
J'arrive finalement avec 1.2 bars à l'afficheur.
Le problème est rapidement localisé un truc a créé un trou dans le pneu avant mais n'y est plus.
Dommage il est interdit de réparer un pneu avant.
Les concessionnaires sont obligés de changer.

Arrrrrgh !! mon pneu avait tout juste 1700 bornes !!!
Les boules.
Et une journée qu commence avec un trou de 165 euros !

La moto a été réparée dans la journée, heureusement CO2 moto Vélizy est juste à côté de mon bureau je n'aurais au moins pas perdu de temps.




mardi 5 mars 2019

Soubirac Milano 34 mois d'usage quotidien


Pour ceux qui cherche sur le blog j'avais un peu râlé avec les bottes Soubirac Tarmac2 qui m'avaient un peu déçu à cause de l'odeur nauséabonde qu'elles dégageaient.

Mais qui aime bien châtie bien car si j'étais déçu c'est parce que j'utilise par ailleurs d'autres produits Soubirac dont je suis extrêmement satisfait. C'est le cas par exemple de mes bottine de ville Soubirac Milano.  Je viens de jeter ce matin ma veille paire de Milano que j'utilise tous les jours pour aller bosser depuis, depuis combien de temps déjà ?

Grâce à mes amis MotoBlouz et à mon historique de commande j'ai pu retrouver l'information.
Ce matin j'ai remplacé mes veilles Milano par une paire que j'avais achetée en solde il y a un moment déjà en me disant que ça pourrait toujours servir. Ah oui quand même !
J'ai acheté cette paire le 4 janvier 2017 soit deux ans déjà.

Mais alors de quand datent les vieilles Milano ?
En fouillant un peu plus loin dans l'historique je remonte jusqu'à mai 2016.
Ces bottines ont donc 34 mois d'utilisation quotidienne.
A raison de 1h de moto par jour et de 8 à 12h de bureau.

Autant dire une sacré performance pour des bottes de moto. Homologuées comme telle et parfaitement étanches grâce à leur membrane.

Donc franchement à 125 € le prix que je les avais payé, on peu parler d'un excellent investissement.
Rendez vous donc dans 2 ou 3 ans si ça va bien pour la prochaine paire ?





lundi 25 février 2019

Souvenir Yamaha 600XTE





Permis A obtenu en février 97.

A moi la liberté et les grands espaces en moto.

Ah ça pour l’intention je ne manquais pas d’ambition, mais les finances étaient toujours raplapla.

Alors que je commence à me renseigner sur ce que je pourrais acheter comme moto, je me rends bien vite compte que le prix de l’assurance pour un jeune permis va être rédhibitoire. Il fallait que je trouve une solution pour me déplacer à moto.

C’est alors que j’ai entamé une bonne collaboration avec la concession moto Yamaha de Coignères. Comme j’avais la 125SR, ils pouvaient me proposer une reprise si je prenais une moto neuve chez eux. Ploum ploum ploum, ou plutôt poum poum poum devrais-je dire, le choix se porta rapidement sur la 600XTE.

D’abord j’aimais bien son look de trail. Et puis j’avais gardé de bons souvenir de la Honda 600XL de mon pote Manu. En effet quelques années auparavant Manu avait déjà passé son permis moto et il empruntait régulièrement la 600 paternel. Et nous avons fait quelques balades tous les deux.

Un gros mono 600 à carburateur c’était tout de même bien sympa à mener.



Les premiers souvenirs que j’ai avec cette 600XTE se situent dans les routes de la forêt de Rambouillet. J’étais parti en solo pour me faire la main avec cette moto et pour la roder également. Dans mes souvenirs il faisait beau avec une température douce. Venant de la 125 SR j’étais favorablement impressionné par la pêche de ce 600 que je n’osais pourtant pas solliciter. Et puis ces grandes suspensions, quel confort. C’était un régal bien que je n’appréciais pas trop la plongée au freinage. Mais tout cela commence à remonter à bien longtemps.



L’autre souvenir est moins plaisant. Car habitant Rambouillet j’ai pris un job à Rueil Malmaison et tous les jours je faisais plus de 90km via la N10 et l’A12. Et la grande sauterelle avec son gros mono à rapidement montré ces limites. Le gros mono si sympa et débonnaire dans les routes de forêt se retrouvait à la peine sur les grands axes. Et surtout la géométrie de la moto avec son grand guidon et ses suspensions souples entrainait des louvoiements effrayants passé les 110km/h.



Voyant les kilomètres s’empiler à grand vitesse sur le compteur de la moto et face au manque de confort et de sécurité, je décidais rapidement de faire reprendre la moto par la concession pour passer sur une diversion 600 qui fera l’objet d’un prochain article.

Dommage tout comme la 125SR j'ai possédé cette Yamaha à une époque argentique ou justement je manquais d'argent pour me payer des photos. Je n'ai pas d'images dans mes archives de cette moto.