dimanche 10 octobre 2021

O2 Motobecane

La journée de l'année où tu as du bol, c'est la seule journée où tu organises une sortie club ? 
Et bien pour une fois le bol était avec nous. Il faut dire que organiser une balade début octobre dans la Somme au moment où on commencent à rentrer les betteraves ça peut vite finir en berezina boueuse. Mais pas cette fois ci, de l'automne on aura vu que les lumières douces et les ombres qui s'allongent sur la campagne.

Rendez vous était pris à 8h15 au golf d'Ableige pour le petit déjeuner. Ce matin ce ne sont pas moins de 20 valeureux motards et motardes qui ont répondu à  l'appel. Une belle équipe mais à 14 motos nous choisissons de couper en deux groupes pour assurer la sécurité. Ce matin Fabrice partira en ouvreur et comme je connais le parcours je suivrai avec le deuxième groupe à  5 min. 

Nous retrouvons avec plaisir les habitués et ce matin il y a aussi des nouveaux et en particulier des nouvelles passagères qui ont su se laisser convaincre de se joindre à la balade. Enfin est-ce que leur pilote ont eu l'honnêteté de leur annoncer le kilométrage avant de partir ?

C'est dans la brume lumineuse que nous prenons la route. Cela nous vaut quelques sessions assez magiques, impression de voler dans un nuage éclatant pour certains, perçue comme une galère à buée par les autres. En tout cas la campagne ce matin nous offre des vues tout en douceur.

La pause pipi forestière marque la fin de la brume et nous filons plein nord et pleine balle vers la vallée de Somme. Entre Amiens et la baie de Somme le fleuve poursuit lascivement le paysage lacustre des hortillonnages. Nous en profitons un peu mais il faudrait plutôt des vélos pour longer au plus proche. 

Le restaurant du port à la Feuillères a eu la gentillesse d'accepter tous les convives qui se sont ajoutés au fil des inscriptions semaine dernière. Nous avons ainsi pu accueillir tous les volontaires pour cette dernière sortie officielle de l'année. Ils ont aussi su nous régaler d'un menu picard roboratif en diable. C'est donc un début de roulage digestif qui nous mène à Saint Quentin au musée Tobec.

Village des métiers d'antan ou musée Motobécane il y a de quoi faire. Bien plus que la petite heure que nous accordons sur place au groupe pour la visite.
C'est amusant de voir les réactions des uns et des autres car parmi les plus anciens du groupe beaucoup ont roulé au moins une fois en Motobécane, c'est donc une jolie boite à souvenir que nous ouvrons ensemble.

Mais monter de la région parisienne et retour dans la journée il ne faut pas mollir et nous avons des bornes à faire. Au passage au départ du musée Avec Fabrice nous nous amusons à échanger nos groupes. Voilà donc que mes nouveaux suiveurs font connaissance avec l'Akrapovic qui ronfle et pète au gré du shifteur surfant la vague de couple du Flataflotte !  Le soleil c'est bien mais on en prend plein la quiche jusqu'à la pause désaltérante dans un improbable café. A 20 personnes ça ne rentrait pas, nous finissons tous dans la belle lumière de l'après-midi sur le trottoir.

Ah il paraît que les motos ont soif ?? Celles des filles Élisabeth et Céline en particulier tirent un poil court pour les 210 km entre les deux arrêts pleins du jour. Je ment à l'une comme à l'autre sur le distance en me disant que au pire j'irai les ravitailler avec une bouteille en plastique. Je n'en réduis pas moins l'allure pour leur laisser une chance de rallier la pompe. 

Les pleins fait on repart gaz en grand pour la dernière section du parcours qui se fera entre chien et loup dans les forêts passant par le château de Pierrefonds. 
C'est à la nuit tombante que nous arrivons au pied de la citadelle de Crepy en Valois magnifiquement éclairée. 

Faire le lever et le coucher du soleil en moto ce n'est pas tous les jours et c'est une chance inoubliable. 

Il faut se séparer et Fabrice propose au groupe une route champêtre pour rallier l'ouest de la région parisienne. Pour ma part c'était un grand plaisir que ce roulage nocturne en meute. J'ai adoré ce moment de la journée. Peut être que ceux qui devaient rejoindre le golf où ils avaient laisser des voitures étaient peut être plus dans le dur ?

Mais tout le monde est bien rentré avant 23h certains avec presque 600km au compteur. C'était annoncé comme une grosse balade, elle a tenu ses promesses !


































































mardi 21 septembre 2021

CorNWL O2.21 J9 voilà c'est fini

Ce matin nous prenons le temps car la journée à Goodwood a été passionnante mais éreintante.
Levé pas trop tôt et départ prévu vers 10h30. Ca nous laisse le temps de glander un peu au petit déjeuner et de passer du temps sur les applications météo car il parait que ce soir on va en prendre une. Pour l'instant c'est chargé et nuageux mais tout va bien.

On finit par se mettre en route et on repasse par la jolie route qui part vers le sud depuis Basingstoke.
A l'arrivée sur Portsmouth un joli effet de côte dégage le ciel et le soleil est là pour nous dire au revoir. On fait la pause à la station service / pipi / supermarché car on sait qu'il va nous falloir patienter un long moment sur le parking du ferry et ce juste au moment du repas de midi. Nous avons trouvé des Cormish paste et des Steak Pie voilà qui promet un banquet sur le parking. 

Et effectivement on se retrouve comme des cons à poireauter sur le dit parking du ferry.
Il y a très peu de monde mais quand même un groupe de frenchy avec deux Mustang et une Ford GT qui reviennent de Goodwood on se tape la discute avec eux et d'autres palabrent avec des anglais.

Ah au fait est ce que quelqu'un savait qu'un steak pie à l'intérieur c'est liquide comme un boeuf bourguignon ? Non parce que là à manger sur le parking c'est juste débile !

Au final sur le ferry on se retour à moins de 100 passagers, on va avoir de la place. 
Quand on pense que Manu nous a réservé des sièges sans doute fort couteux pour la traversée. Dommage. Au passage on a pu embarquer sans plus entendre parler des tests PCR J2 dont on n'a toujours pas les résultats. 

La traversée et agréable et la météo idéale pour une sieste ou une palabre sur le pont.
Chacun revient avec pleins de belles images et des anecdotes anglaises.
On se repose tranquillement car on sait que le gros morceau est à venir.
Le bateau s’amarre au quai de  Ouistreham à 21h30 et  commence alors l'attente du passage de la frontière.

Finalement ce n'est que à 22h passé qu'on prend la route pour la région parisienne.
On dit au revoir à Catherine, Dominique et Levon qui restent en Normandie.

Pour l'instant la météo tient. A l'arrêt carburant après une centaine de borne viennent le temps des adieux. En effet certains dont moi ont hâte de rentrer et sur l'autoroute les roadsters "plein la quiche" plafonnent un peu en vitesse de pointe.  

C'est donc le coeur gros mais repus que nous nous claquons la dernière biz et gaz !
Direction le front qui nous attendait entre Rouen et Paris pour un dernier run effectué de nuit et sous une pluie battante.

Mais pour tout dire échanger une semaine de grand beau temps en angleterre pour une heure de pluie sur l'autoroute au retour, on resigne quand ?
 
Mille mercis à Marie et Manu qui ont tant oeuvré pour que ce voyage soit possible et soit une réussite.
 
A noter pour la prochaine fois prévoir un peu plus d'attaque de l'étoile noire et un peu moins de bouchons pour qu'on se marre.
Et bon rétablissement à Marie notre seule "blessée" du WE alors qu'elle hâtait le pas pour prendre soin de Odile.






CorNWL O2.21 J8 Goodwood Revival quel pied !

samedi 18 septembre 2021

CorNWL O2.21 J7 Sammy Miller Museum


Une journée de transition de l'ouest vers l'est s'annonce aujourd'hui. Au départ la route s'annonce peu passionnante et de fait elle se transforme assez rapidement en purge. Nous sommes sur l'autoroute et les bouchons pointent le bout de leur nez.
Décidé à ne pas me laisser faire par la circulation je prends la première sortie en mode route à virages. Bonne pioche c'est sympa sur 10 km et le groupe qui a suivi s'amuse. Mais rapidement on arrive dans la très urbanisée côté sud de l'Angleterre et on se traîne de feu rouge en feu rouge. Dommage, mais au moins on en profite pour regarder les boutiques. Nous devions manger au musée mais ils nous ont annoncé ce matin que ce n'est pas possible et pendant que je faisais la route devant, Manu à eu le temps de repérer un pub qui à l'air sympa. Amusant on s'attend à un classique fish and Chips mais c'est de la cuisine Thai qui est servie. Bonne et en quantité.

Nous repartons un peu tard car la petite dame au service avait un peu de mal à nous servir. Dommage car ce temps aurait été bien utile pour visiter le musée Sammy Miller. Imaginez la collection c'est 350 motos et depuis ce sont encore ajouté plus de 100 motos qui sont en dépôt. Incroyable !

Mes préférées sont souvent les motos des années 30. Elles sont déjà très abouties mais elle présentent une grande variété tant dans le design que dans les solutions techniques retenues. Ce qui est impressionnant c'est qu'elles sont quasiment toutes en état de marche et parfaitement restaurées. On pourrait passer 3 jours dans ce musée, mais il nous faut reprendre la route car 6 d'entre nous attendent encore leur test pcr.
Finalement après avoir pas mal cherché suite à la défection du restaurant initialement prévu nous finissons au pub avec un fish and chip énorme et de la bière.




jeudi 16 septembre 2021

CorNWL O2.21 J6 la ballade à John


Ça devient usant cette météo c'est encore la tempête de soleil ce matin. Nous prenons le temps au breakfast et nous attendons notre nouvel ami anglais John. 
Puis nous partons tous ensemble cette fois en direction de Covey Cove mais le parking payant à 5 livres nous dissuade et nous finissons à Lizard point le point le plus septentrionale de la Cornouailles.
Joli mais évidemment bien trop touristique pour que ce soit agréable.
On reprend la route cette fois dans une partie très ludique entre les haies et rallions Truro pour le déjeuner.

Après un repas bien sympa et qui lui aussi vient contredire la réputation anglaise nous reprenons les motos. Cette fois c'est John qui ouvre la trace et il nous conduit via des chemins de motard anglais vers le parc du Dartmore. Je retrouve avec plaisir ces montagnes pelées et le betaille en liberté. Motardement c'est très sympa à rouler ça un peu plus ouvert visuellement.

Une glace et une bière partagées avec notre hôtes du jour et nos chemins doivent déjà se séparer. Il faut dire qu'il est déjà 18h. Il nous reste une heure de route pour rejoindre notre étape à Exeter. Et il faut dire que c'était sans doute permis kes heures les plus fun du voyage. On usine qui les bandes de peur qui les Cobra dans les virolos pris plein angle. Tout le monde a la banane à l'arrivée quk s'est faite sans l'ombre d'un bouchon.



CorNWL O2.21 J5 insolation en Cornouailles

Ce matin ça démarre à la cool. On n'est pas pressé (on est retraité) mais tout de même  au petit déjeuner il faut du temps pour gérer le groupe.
Enfin on décolle vers ce qui promet d'être la plus belle route de Cornouailles. Cap à l'ouest donc. Et Rapidement nous nous arrêtons dans une petite crique avec un port. Dès le matin certain n'ont qu'une envie celle de se jeter à l'eau. 
Nous patientons avec un café le temps que tout le monde s'èbroue dans l'eau.
En repartant Dominique accro he son moule bite au guidon de la moto pour le faire sécher. Côté gauche malheureux nous flippons en  le suivant de peur que le slip de bain n'aille s'accrocher dans les haies.
Finistère ? En Angleterre ils appellent cela Land End. C'est au moins aussi touristique que le mont Saint Michel,  au secours nous fuyons et reprenons la route.
Vous rappelez  vous de Jolitorax s'occupant de son gazon ? Ce matin nous l'avons vu en vrai dans un jardin en passant. Et parlons de gazon celui de cet après-midi qui servait de parkings à voiture était juste incroyable !

Nous faisons le route de Cornouailles à faire absolument celle qui passe par les anciennes mines d'étain avec la vieille cheminée caractéristiques.

Puis vers 13h nous nous arrêtons grignoter en bord de route et de falaise. Le soleil donne de l'air intelligent au gens mais surtout il cogne sur la tête. Lors de la promenade post prendal sans doute a t il tape un peu fort sur la tête de Saddek qui nous entraîne dans une folle descente dans la falaise vers une plage où les bipèdes se disputent le sable avec les mammifères palmipedes.

La joyeuse bande se baigne à nouveau pendant que nous patientons.

Puis vient le temps de reprendre le guidon. Mais la dense circulation finit par créer la zizanie dans le groupe qui est éclaté façon puzzle à plus de 800 m de distance.
Dispersé dans un bouchon c'est là division. Nous nous retrouvons à 4 avec Manu dont le GPS ne semble pas indiquer les belles routes. Je prends donc le lead de ce petit groupe pour rallier Penzance via les B Roads aussi désertes que viroleuses. De quoi me rendre compte que je peux aussi me faire une française dans un carrefour heureusement vide.

Nous rallierons finalement notre étape plus dex45 minutes après les premiers mais les yeux pleins de ces belles petites B roads parcourues pleine balle à la golden hour.

Le soir une grande tablée dans un pub sympa et voilà le groupe reformé et prêt à attaquer une nouvelle journée. Il faut dire que ce soir toit le monde a pris des couleurs.

mardi 14 septembre 2021

CorNWL O2.21 J4 Lovely weather for a footgolf

Ce matin c'est la tempête de soleil qui nous attend dès le départ. Serait ce parce qu'on est parti 1h plus tard ou car tous les britons sont en telework le mardi mais en tout cas c'est fluide sur la route sortant de Plymouth. Ouf.
Direction ouest vers la Cornouailles. On se croyait pépère sur de belles routes mais d'un coup Manu pique à gauche dans les haies et ça y est c'est à nouveau l'attaque de l'étoile noire. Mon starfighter est affûté et répond à la moindre sollicitation. Nous suivons l'escadrille en avant dernière position et nous attaquons amicalement un adorable petit village niché au creux du vallon. A côté de la rivière paisible une placette en herbe nous offre sa fraîcheur.

Nous repartons pour rapidement arriver à Saint Austell lieu des réjouissances du jour une partie de foot golf. Lovely, Amazing. La mauvaise foi motarde était au rendez-vous au moment de rendre des cartes de score allant de pitoyable à passable.

Au moins nous avons pu goûter les cormish pastes. Trop bon ces chaussons aux légumes. C'est poivré mais pas trop fort.

Nous reparlons pour une partie de saute vallon sans la zone minière de Saint Austell incroyable comment le paysage a été modelé par l'homme ici.
Malheureusement nous finissons par des bouchons pour rejoindre notre étape à  Penzance. Merci Saddek qui a rompu la monotonie Just because he needed to break the sceal !

L'hôtel coûte un bras mais il nous transporte directe dans la Belle époque .
A peine posé il nous faut faire la course au soleil pour profiter de la belle lumière dorée. Après la visite du port et du cimetière historique nous finissons dans le seul restaurant ouvert qui a accepté de prendre un groupe de 12 affamés. 
La quantité n'a en rien cédé à la qualité dans le chinois de Penzance. Repus nous finissons la soirée à la fraîche à refaire le monde autour d'un Kraken.