mercredi 18 mars 2020

Outlaw !

J'étais tranquillement confiné chez moi, appliquant scrupuleusement les règles.
Malheureusement mon PC a lamentablement planté. 
Il a donc fallu que je me rende sur un site de mon entreprise pour qu'un technicien puisse me déplanter le PC. Pour cela il a fallu que j'obtienne le droit de venir sur le site de la part du chef d'établissement. Bref tout une aventure. D'autant que je n'avais pas très envie de me rendre sur site pour risquer de me faire contaminer.

A tout problème il y a des solutions et des opportunités. Pour moi l'opportunité a été néanmoins été obligé de me rendre là bas en moto. Un régal ces routes vides par ce beau soleil.


Prochain roadtrip Luxembourg et Vallée de la Moselle


Nous voilà donc confinés pour au moins 15 jours à la maison. Avec mes amis le premier janvier on s'était dit en rigolant "en vin vin on va trinquer !". Nous n'imaginions pas que la situation allait évoluer de la sorte. Ca pour trinquer on va trinquer. En espérant passer l'épidémie sans trop d'encombre il nous faudra encore faire face à la grave crise économique qui s'annonce. Rien de bien réjouissant pour les mois à venir.
Depuis hier en France nous voilà donc confiné à la maison en télétravail. Ca tombe bien ma boite qui est pourtant une grande entreprise n'avait pas suffisamment anticipé ce genre de crise et il m'est impossible de me connecter au système d'information. Il nous reste le bon vieux téléphone pour gérer les quelques urgences qui se présentent, en point à point bien sûr car impossible d'organiser des conf call à l'heure actuelle.

A tout problème une solution, et à tout risque une opportunité.
Me voilà donc doté d'un peu plus de temps libre que prévu pour organiser au mieux les roadtrips 2020.

Si tout va bien fin mai la situation sanitaire devrait aller mieux et j'espère que ma boite n'aura pas coulé et que j'aurai encore un salaire d'ici là, auquel cas nous irons nous changer les esprits. Voilà quelques temps déjà que nous regardions vers l'Est mais un article publié récemment dans un magazine moto a fini de me décider de la prochaine destination. Cap vers le Luxembourg et la vallée de la Moselle et ses méandres côté allemand.

Après quelques recherches d'hébergement un peu infructueuses il faut le dire du côté d'Echternach dans la petite Suisse luxembourgoise, nous avons fini par trouver un point de chute sur les hauteurs de la ville de Trèves en Allemagne. Nous pourrons ainsi à la fois traverser deux fois le Luxembourg à l'aller et au retour, mais également nous projeter plus facilement à l'Est vers la vallée de la Moselle avec en but la visite du chateau d'Eltz.





mardi 10 mars 2020

Nouvelle BMW R1250RT bienvenue jolie moto






Cool. Commandée le 15 janvier, voici enfin la belle livrée.
Aussitôt prise en main à la concession CO2 moto de Vélizy, nous sommes parti en vadrouille pour une petite centaine de kilomètre dans la vallée de Chevreuse.
Saint Lambert des bois, les 17 tourants, Dampierre, Senlisse, la spéciale de l'abbaye des Vaux de Cernay, rien de tel en tant que juge de paix pour prendre possession d'un nouveau jouet.
Pour la prise en main, elle fût totalement évidente. Evidemment à part le moteur rien ou presque ne change sur cette nouvelle RT, autant dire que je l'avais déjà dans le cul.
Finalement le plus difficile pour moi c'était le feeling différents des pneus. Voilà plus de 10 000 km je roulais en Dunlop et celle-ci a été livrée avec des Michelin PR5. J'avais une petite sensation de flou à l'inscription.

A part ça le nouvel ensemble moteur boite alors ?
Ben pas grand chose à dire car il est en rodage donc tout doux.
Ce qu'on remarque de suite en tout cas c'est la souplesse encore plus grande. Le couple encore plus présent. Et la boite au shifter encore amélioré. Tout celà est d'une fluidité qui semble assez magique.
Le nouvel Akrapovic chante également plutôt bien. C'est rond, grave comme j'aime. Faudra voir maintenant comment il va se libérer dans le temps et dans les tours.

Côté option etc, c'est bien simple, à part l'appel d'urgence qui ne me semblait pas indispensable car encore généralisé sur le marché elle a tout. Et cherry on the cake comme je la voulait absoluement bleue, elle a aussi l'option 719, si si c'est marqué dessus. La peinture bleue nuit à paillette qui tue avec les bande ivoire peinte à la main. 1900 balles la plaisanterie. Et donc tant qu'on était dans l'indispensable elle a été également intégralement filmée pour 500 balles. Là ce n'est pas du BMW, mais un pro de la pose du film qui a fait ça. Le résultat est tout simplement bluffant, le film de protection est invisible à moins de se mettre à 5 cm pour chercher les détails.
Il faut dire que sur la dernière celà m'avait éviter bien des ennuis et rayures.

Quant à l'attache remorque je tiens à remercier CO2 moto à Vélizy qui a accepté de transférer l'installation de l'ancienne à la nouvelle. C'était pour moi un critère de choix important pour le choix de la moto. En effet entre la nouvelle et l'ancienne RT rien ne change sur le cadre et c'était donc possible de transférer le crochet sans avoir à en faire refabriquer un nouveau sur mesure.
Même si ça m'aurait fait plaisir de revoir Mr Josso de Armorside pour ça. Mais bon ça m'a aussi évité un aller retour à Brest.

Une belle machine étrennée ce jour sur de belles routes de la vallée de Chevreuse, voilà qui devrait laisser augurer de beaux voyages en préparation.





















R Nine T G/S

Elle est jolie et rigolote.

Celle-ci c'est une sacrée petite charmeuse. J'aime beaucoup beaucoup sa déco néo rétro. 
Et comme on peut le voir sur la photo elle a un pot d'échappement bien drôle. Il jappe, claque et pète avec entrain. 

Après franchement je ne suis pas client pour rouler tous les jours car elle manque de protection et de confort pour mon usage de roule toujours. Mais pour une ballade qui plus est ensoleillée et si possible sur une petite route qui tournicote pas trop vite, elle doit être au top !






80205 km et puis s'en va

Après 4 ans et 80 205 km de bons et loyaux service, ce n'est pas sans émotion que ce matin j'ai déposé ma BMW 1200RTLC au garage.

C'était ma première moto de plus de 100cv. Je l'ai acheté juste en plein délire administratif français. La réglementation européenne était sensée s'appliquer au premier janvier, mais la France trainait des pieds et rien n'était prêt le premier janvier. Résultat il avait fallu que j'attende la moto jusqu'à mi février. Finalement le concessionnaire avait fait une demande d'immatriculation en 100cv pour arriver la sortir, bien que techniquement il n'avait rien changé du tout. Ca m'avait bien fait rire quand 2 ou 3 mois plus tard j'avais demandé à la débrider officiellement. A son sourire j'ai compris pourquoi moi j'avais la banane depuis le début avec cette moto que je trouvais bien pêchue par rapport à la précédente.

C'est certain sur 80 205 km, elle n'a pas fait que de la belle route puisque 40 000 km ont été parcourus sur mon trajet quotidien en région parisienne. De quoi bien usiner des pneus carrés, bien ruiner des plaquettes, bien oxyder les matériaux sur des routes salées en hiver, et quelque fois aussi frotter un peu les valises en interfiles. Heureusement j'avais pris la précaution de faire poser un film de protection.
C'était la première moto que j'ai équipé ainsi. Mais l'investissement vaut la peine car la moto à garder un bel aspect sur les parties filmées et ça m'a évité de repeindre des valises à plusieurs reprises.

Sorti de l'enfer de la région parisienne cette belle moto nous a fait voir du pays en duo avec la remorque la plupart du temps. Pour environ 40 000 km de bonheur.

On retiendra par exemple deux voyages en Corse en 2016 et 2018, mais il y en a eu plein d'autres sur le blog.

En tout cas une bien belle machine, super agréable à rouler. Pêchue mais confortable.
Un équipement irréprochable, un cockpit d'Airbus, mais une ergonomie soignée en particulier de la molette de navigation à la poignée gauche.

Et pas un seul problème rencontré. En dehors de la valve d'échappement qui a été changée en fin de garantie. Pour tout le reste RAS. Uniquement des révisions et des consommables pneus et freins. 
(beaucoup en ce qui concerne le pneu arrière qui souffre du couple dévastateur du flat).

Vivement la prochaine publication du blog avec la petite nouvelle.




dimanche 16 février 2020

Québec 2020 motoneige la suite

Alors après une petite semaine et 650 km que retenir du ski doo ? 
Un engin étonnant à bien des égards. 
Sur les 30 premiers km j'étais vraiment déstabilisé. On pourrait croire que la motoneige c'est comme la moto. Mais celà n'a rien à voir en dehors de la position de conduite. Et encore, il faut se familiariser avec la gâchette d'accélérateur qui contrairement à ce qu'on pourrait penser ne se manipule pas avec le pouce. Heureusement notre guide nous donne tous les trucs pour démarrer. Et le premier c'est de se déhancher et de pencher vers l'intérieur de la courbe. La motoneige n'étant pas une moto on ne peut pas incliner la machine pour compenser la force centrifuge il faut compenser avec le poids du corps pour éviter de verser vers l'extérieur. Et surtout pour arriver à tourner car l'engin n'a qu'une idée en-tête aller tout droit. Au premier virage ben.... ça  ne tourne pas. On essaie donc la ligne droite mais le machin n'arrête pas de guidonner. Les skis suivent toutes les traces et nous sommes ballottés de droite et de gauche de manière désagréable et ridicule. Au moins la première impression sur la suspension est bonne. Ça semble assez surnaturel de survoler la piste sans cahots. Autre point très sympa le moteur. Un beau 3 cylindres rotax de 900 cm3. Il émet un beau bruit sourd de demi Porsche. Il sonne bien. Un bon gros matou qui ronronne tranquillement pour le moment.

Une demi journée plus tard les choses se mettent en place. Avec la confiance qui s'installe dans le groupe le guide augmente le rythme et là comme par magie tout se transforme. Dès qu'on  dépasse les 30 kmh le guidonnage cesse. Et on commence à comprendre comment faire tourner la machine.  Il ne faut pas hésiter à s jeter en virage avec un bon gros déhanchement. Une fois la machine inscrite on colle la gâchette au fond et la Chenille mord alors dans la neige. Le gros matou a cessé de ronronner le voilà qui feule maintenant

Il faut porter le regard au-delà des poudreries que lève la meute devant vous et surveiller l'arrivée de la prochaine courbe ou virage pour mieux recommencer. 

Dans la meute les plus faibles roulent devant, euh je veux dire dans le groupe les motoneiges en duos roulent à  l'avant. Les solos plus rapides et maniables ferment la marche. Je suis donc relégué en fin de peloton. Pas toujours simple ni agréable car la visibilité est mauvaise et on se prend les échappements de tous. Mais il y a aussi de bons côtés. On apprend par exemple à  lire la trajectoire et l'état de la piste au comportement des motos qui précèdent. Ce qui permet d'anticiper les bosses par exemple. Et bien sûr c'est la meilleure position pour jouer à l'élastique sans trop se faire mal voir du guide.  On peut aussi faire tranquillement des gros travers de gorets sans gêner les autres.

A propos de gros travers de gorets voilà ma wife devant qui s'amuse comme une petite-folle. Déhanché gaz travers et.... raquette. La Chenille raccroche dans la molle déséquilibrant la miss qui tire droit vers le bord de piste. Heureusement à faible vitesse. Plus de peur que de mal et au moins on sait qui va payer l'apéro ce soir !

Le terrain de jeu au Québec est juste incroyable. Il y a 33000 km de pistes balisées et entretenues régulièrement par des dameuses. Il faut dire que tous les pratiquants et ils sont nombreux ici s'acquittent d'un droit de sentier qui coûte 2000 dollars par an. Mais c'est le sésame qui permet ensuite de voyager de pourvoiries en pourvoiries dans d'incroyables paysages de forêts enneigées. Le long de cours d'eau ou de lac. Ou plus fun sur les lacs gelés bien sûr vu les températures polaires qui règnent tout l'hiver.

Je garde en mémoire la traversée du lac Taureau par une fin d'après-midi neigeuse. La faible visibilité et les poudreries m'obligent à  dégoupiller pour ne pas perdre le contact visuel avec le groupe. Le guide s'amuse devant et met du gaz. On file en ligne droite à plus de 70 kmh sans visibilité. Quelque part entre ciel et eau gelée. On longe une île, de magnifiques villas au bord du lac et instant magique en arrivant sur la rive du lac un troupeau de biches nous accueille.
 Bon on j'apprends par la suite que l'auberge du lac taureau les nourrit tous les jours pour qu'elles restent dans le décor féérique de ce magnifique établissement en bois massif. 
De véritables arbres constituent la structure porteuse et les charpentes de cet énorme chalet de trois étages. Le spa avec piscine extérieure sauna etc est là pour se réchauffer et se détendre après une journée de ski doo. La cuisine y est excellente. On aimerait rester là le plus longtemps possible.

Nous avons eu la chance dans notre semaine de rencontrer différentes conditions météorologiques et donc différentes conditions de neige. Globalement nous avons eu très beau temps et des températures en chute libre sur la fin de semaine avec un moins 33 le matin. De quoi se faire une bonne idée de ce qu'endurent les canadiens lors des journées hivernales. L'équipement grand froid mis à notre disposition permet toutefois de s'acquitter facilement de ces frimas... à condition de ne pas sortir les doigts des moufles.C'est dommage car on passerait bien son temps à essayer de capturer de belles images des ces paysages pour mieux les ramener à  la maison.

Il faut terminer ce voyage en rendant hommage à l'exceptionnelle gentillesse de nos amis Québécois. Partout on vous accueille avec le sourire et la bonne humeur.  J'ai adoré également ma dernière soirée sur place. Forcément un peu triste de finir le voyage je rencontre au bar un couple qui voyage également pour le we en motoneige. Nous passons un délicieux moment durant lequel ils m'enseignent la pichenotte. Un jeu où on lance sur un plateau de bois glissant de petits palets de bois d'une pichenette. Une règle de jeu proche du billard et des coups également proches il faut pousser les palets dans des poches et bien calculer son angle.
Le match France Québec était bien sûr couru d'avance mais nous avons perdu avec les honneurs et surtout avec un grand plaisir partagé.

Le lendemain nous avons pris le bus pour rejoindre Montréal. A contre courant des Montréalais qui remontaient au volant de pick-up rutilants vers le nord. Tractant qui un qui deux ski doos dans de non moins rutilantes remorques. C'est l'amérique !

Montréal également est typique d'une grande ville d'amérique du Nord avec ses infrastructures incroyables et ses grands building. En 4h nous ne pouvions pas en voir beaucoup. Nous avons fait le choix de flâner dans le froid extérieur plutôt que de nous enfermer dans la ville souterraine.