Le 11 mai prochain nous ne savons pas encore quelles seront
les conditions, mais une chose semble se dessiner, un mot lointain mais
lumineux :
Le déconfinement. Et une chose est certaine, ce jour et
fonction de ce que nous serons autorisés à faire ou non, ce jour sera sur la
route.
Car le mois de mai est pour nous et depuis des années
synonymes de road trip moto. C’est le moment où les conditions de température
en Europe sont particulièrement agréables pour rouler sans avoir ni trop chaud
ni trop froid. Quoi qu’on se rappelle toujours avec une certaine émotion un de
nos tout premier roadtrip en moto le 1
er mai sous la neige en
Auvergne. De plus depuis quelques années et surtout en région parisienne il
semble que le mois d’avril soit plus sec que le mois de mai. Mais en mai fait
ce qu’il te plait ais-je envie de dire, essentiellement car c’est aussi en mai
qu’il faut solder les congés payés pour nous simple salariés que nous sommes.
Moi qui aime particulièrement préparer mes road trip à l’avance
en passant des heures sur les cartes à repérer les belles routes dans les beaux
endroits et avec de belles étapes, en 2020 j’ai été particulièrement servi. Au
départ j’avais préparé une première version de road trip qui passait par le sud
du Massif central et qui effectuait une jolie Transpyrénéenne. Mais une de mes amies
françaises exilées en Italie ayant décidé de fêter son anniversaire avec un
grand 4 à cette même période, j’ai dû abandonné cette première version. Elle
envisageait de fêter ce moment quelque part autour du lac de Cômes. Un bien bel
endroit ma foi. Et si toute la tribu des amis prévoyaient déjà de se rendre sur
place en avion, nous étions quant à nous fermement décidés de nous rendre sur
place en moto. Une traversée des Alpes en moto, ça ne se refuse jamais, surtout
si elle permet de profiter un peu de la dolce vita en Italie.
Et est arrivée cette putain de crise Covid19.
Ah au premier janvier avec les amis nous rigolions bien. « En
vingt vingt on va trinquer » chantions nous en cœur. Ah ça pour trinquer
on trinque !!
Le SkypApero ayant pris le pas sur l’apéritif entre amis.
Bref toujours est-il que fin mai début juin, les conditions
ne seront guère réunies pour faire venir en avion des copains au lac de Cômes.
D’ailleurs pour la plupart les compagnies aériennes ont purement et simplement
annuler les vols déjà réservés.
Et nous en moto que faire ? Irons-nous ? les
frontières seront-elles ouvertes ? Les hôtels pour faire halte ? Les
restaurants ?
Trop de questions sans réponse, nous nous sommes donc
résolus à abandonner le projet, non sans promettre à notre belles italiennes de
venir la soutenir dans le drame de l’entrée dans la quarantaine dès que nous
pourrons en sortir.
De toutes contraintes naissent aussi des opportunités c’est
bien connu. Plus d’hôtels, plus de restaurants. Pas forcément envie de nous
imposer chez les amis ou dans la famille, on ne sait jamais ce n’est pas non
plus la peine de tenter le diable Corona, je me suis donc mis en quête d’une
solution de location de vacance.
Le cahier des charges ? un coin sympa avec de la
montagne, moins d’une journée de route de la région parisienne histoire de ne
pas avoir à faire d’étape. Une location avec un coin cuisine pour être
autonome. Et si possible dans un endroit qui serait le centre d’une belle
marguerite ou d’une étoile que nous pourrions parcourir à moto. En quelques clics
je cible les Alpes. Côté français donc pour ne pas avoir à passer de frontière.
A moins d’une journée de route ce sera Savoie ou Haute Savoie. Un lac ?
pourquoi pas Anneçy ?
Et bingo j’ai trouvé un joli studio à qq encablure de Annecy
avec vue direct sur le lac, un parking pour la moto et cerise sur le gâteau 2
vélos à disposition ce qui nous permettra d’alterner des journées moto et des
journées farniente lac, vélos, visite.
Cool.